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De grâce, laissez-nous frauder   
16/02/2006

On a récemment vu le nouveau (ça fait déjà quelques mois !) directeur général de la SOMELEC expliquer à la télévision la position et les ambitions de son entreprise sur des questions que les consommateurs que nous sommes ont suivies avec intérêt.



Au vu des explications fournies et par expérience, on sait que la Société Mauritanienne d’Electricité est gangrenée, d’une part par la mauvaise gestion (ce n’est pas définitif comme affirmation, du fait que c’est toujours la précédente équipe qui est en cause) et d’autre part par une fraude certaine (je suis affirmatif).
C’est bien dirons-nous de réduire ce fléau extérieur à l’entreprise. Celui qui est le fait des employés de la SOMELEC n’est pas à propos, nous en reparlerons quand l’occasion s’en présentera.
Pour parer à la fraude extérieure, la dernière trouvaille de cette société est la construction de petites chambrettes ayant pour particularité de rendre hideux certains quartiers d’une ville déjà défigurée. Elles sont destinées à contenir les compteurs des usagers desservis par le poteau électrique près duquel elle a été construite.
Les mauvaises langues disent qu’elles auraient coûté à l’entreprise 1 million d’Ouguiyas l’unité. L’information reste à vérifier, mais là non plus ce n’est pas de propos.
Avec la mise en place d’un tel système, l’" inter fraude " (entendez, vous branchez sur mon câble sur lequel je n’ai aucun contrôle) et le danger permanent pour les uns et les autres (votre enfant se fait électrocuter par un fil dénudé de mon câble) n’ont qu’à bien se tenir.
A considérer les lieux où se trouvent ces chambrettes, on remarque qu’elles se trouvent dans les quartiers les moins nantis : Arafat, Ksar, Dar El Barka et Teyarett. Peut être qu’on en trouve dans d’autres quartiers, mais extraordinairement pas à Tevragh Zeïna, le quartier le plus chic de la capitale, qui aurait la particularité d’enregistrer le plus important taux de perte enregistré par notre prestigieuse société d’électricité sans pour autant que les caisses de la SOMELEC n’enregistrent la contrepartie financière.
Alors, messieurs de la SOMELEC, on veut bien que vous vous prémunissiez contre la fraude, mais de grâce, ne faites pas comme le chacal qui s’attaque à la brebis la plus faible (facilement maîtrisable), faites comme un connaisseur de bétail ; commencez par " égorger " les moutons les plus gras.
MEly

 


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