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Fainéants de mon pays !   
25/09/2007

Difficile de rester muet devant des tares qui nous collent à la peau. Parmi celles-ci, il y en a une qui nous est très familière, nous autres mauritaniens, il s’agit de la fainéantise. Il est insupportable de se taire devant une attitude prononcée sur le manque de volonté et la main tendue adoptés par beaucoup d’hommes et de femmes de mon pays.



Notre société étant de partage et de solidarité, elle a conduit certains d’entre nous à se vautrer dans l’indolence et de tout attendre des parents, proches et amis. Il n y aura jamais le feu à la baraque se disent nos fainéants, car devant n’importe quelle situation gravissime, un tel viendra à coup sûr éteindre l’incendie ! Il est tout simplement navrant de continuer à vivre cette situation. En fait, il n’est pas du tout amusant de voir de bras vigoureux se complaire dans la facilité de l’assistanat alors qu’il y a mille et une choses à faire dans les quatre coins du pays. Il n y a qu’à jeter un regard sur les plaines verdoyantes du territoire arrosées par une pluviométrie généreuse quoique tardive. Ces grands espaces jalonnant la route de l’Espoir de Nouakchott jusqu’à Néma ne demandent qu’à être retournés pour offrir les trésors qu’ils recèlent, pour peu qu’on en prenne l’initiative. Dans les villes, ce ne sont pas les activités qui manquent. En effet, le secteur informel n’a jamais été aussi explosif seulement comme depuis toujours, tout travail qui demande le moindre effort physique ou qui abîme les mains est laissé aux autres. C’est pourquoi on voit rarement mes concitoyens mettre la main dans le cambouis d’un moteur de véhicule ou se mettre aux fourneaux dans l’arrière-cour d’un restaurant. Ils considèrent ces activités de bien haut et préfèrent ne point se donner la peine de se rabaisser à ce niveau. En même temps, ils adorent la bonne chère, la bonne mise et la bonne compagnie. Et tant que faire se peut, ils continuent à faire la manche. Il faut arrêter ce manège et se mettre au travail. Ilest temps d’en finir avec l’illusion et de penser que l’on peut vivre exclusivement de dons et de larcins .Du travail, il y en a et pour tous, il suffit de se retrousser les manches ! 

Biri N’Diaye


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