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Enseignements et enjeux   
05/01/2014

L’ Union pour la République (UPR, au pouvoir)  est venu en tête avec 22 sièges parlementaires dans le  second tour des législatives organisées le 22 décembre,  qui font ce parti dispose maintenant de 74 sièges à l’assemblée nationale. Ce parti  a également  enregistré de nouveaux succès en raflant la majorité écrasante...



...des conseils municipaux qui fait qu’il  revendique aujourd’hui 161 mairies.  
De très loin, l’UPR est suivi par Tawassoul qui a 16 députés,  El Wiam  8 députés et APP,  7.  A lui seul, Tawassoul,  un parti d’opposition  a fait plus que les scores  jumelés d’ El Wiam et de APP ! Une dizaine de petits partillions se  sont partagés  le reste du festin électoral.  Mais aucun  autre parti, de la Majorité ou de l’Opposition «participationnisto-dialoguiste»   n’a dépassé  20 mairies sur les 218 que compte le pays.
Les principaux enseignements que l’on peut tirer de ces élections sont que l’organe des élections (CENI) qui s’est montré débordé au 1er tour,  a amélioré  ses performances au second . Ensuite,  que l’UPR aura dominé le paysage,  surtout  grâce aux  influences extérieures au parti   et enfin que les formations  de jeunes : Sursaut et PUD, se sont révélés très faibles.  D’ailleurs,  les jeunes chez nous posent problême.
On peut aussi en tirer que des dizaines  de partis se sont ridiculisés avec  leurs scores du 1er tour et qu’ils doivent normalement  rembourser la subvention indue qu’ils ont perçus avant le scrutin.
Faut-il  y  ajouter  que l’opposition qui a participé  est sortie affaiblie malgré le score de Tawassoul et que l’opposition boycottiste, est  aujourd’hui dans la rue,  à la touche. Jusqu’à quand?
Les résultats dictent que l’UPR doit  fournir le nouveau (ancien?) Premier ministre  et que Tawassoul va diriger l’institution du chef de file de l’opposition occupée par Ahmed Ould Daddah depuis 2006.
Autre enseignement  le régime semi-parlementaire  pourra  créer une instabilité au Gouvernement même si les nouvelles lois sur le nomadisme et sur les incompatibilités, sont semble-t-il,  de l’encre sur papier.
Mais  en plus des enseignements,  il y a aussi les enjeux, notamment l’élection du président de la communauté urbaine de Nouakchott, la sanction et  la récompense  à la lumière des résultats des  scrutins et la formation d’un nouveau gouvernement (d’ouverture?) qui devra tenir  compte de l’élection qui vient de se dérouler et de la présidentielle qui profile à l’horizon . Il y a également l’organisation des élections sénatoriales bloquées depuis 2011 faisant que la deuxième chambre du parlement est périmée depuis lors, puis l’élection du président et du bureau de la nouvelle assemblée nationale et du nouveau sénat  et la préparation de la présidentielle de juillet 2014 pour laquelle il va falloir  dénicher des candidats de paille, mais surtout des candidats   de taille.
IOMS


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