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Le président Ould Cheikh Abdellahi discute avec les FLAM   
04/06/2007

Afin de les convaincre de rentrer au pays pour participer à la vie politique le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a eu des discussions directes avec des responsables des Forces de Libération des Africains de Mauritanie (FLAM), a annoncé, mercredi à Paris, la PANA citant une source digne de foi.
Le président Ould Cheikh Abdallahi et le président des FLAM Samba Thiam, qui vit en exil aux Etats-Unis, se sont entretenus au téléphone à ce sujet pendant plus d’une demi heure, a indiqué la PANA.



"Nous apprécions à sa juste valeur la démarche du nouveau président qui a pris l’initiative de rentrer en contact avec nous. L’échange a été vif mais courtois. Notre président (Samba Thiam NDLR) a abordé toutes les questions qui fâchent sans rien céder", a confirmé, à la PANA un responsable des FLAM contacté à Paris.
"Des gestes positifs ont été accomplis par le nouveau pouvoir qui s’est notamment engagé à régler la question des réfugiés au Sénégal et au Mali. Pour nous, il est encore très tôt pour considérer que la situation est revenue normal au point de rentrer", a-t-il ajouté, sous couvert de l’anonymat.
Force d’opposition mauritanienne en exil, les FLAM n’avaient pas accepté de s’impliquer dans la transition conduite entre août 2005 et avril 2007 en Mauritanie par le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD).
Les FLAM estimaient alors que la transition n’avait pris en charge de façon adéquate les principaux problèmes du pays dont "la cohabitation raciale", "le passif humanitaire" et le retour des personnes déportées au Mali et au Sénégal lors des émeutes intercommunautaires de 1989.

 

Désigné leader de l’opposition mauritanienne : Ould Daddah monte au créneau 


Le Conseil Constitutionnel a décrété, mercredi 30 mai Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), leader de l’opposition démocratique en Mauritanie. Le conseil a déclaré dans un communiqué publié à cet effet que les conditions spécifiques pour déterminer le leader de l’opposition se sont trouvées réunies en la personne du président du RFD. Challenger de Ould Taya en 1992, Ould Daddah avait dirigé l’UFD/EN qui avait rassemblé tout ce que le pays comptait de forces politiques à l’exception des militaires de l’ex-CMSN, des hommes d’affaires et évidement de leurs marionnettes : les notabilités tribales.
Jusqu’en 2000, Ould Daddah a tenu la dragée haute face à Ould Taya dont le gouvernement ordonnera la dissolution de son parti, suite à une polémique sur des déchets nucléaires israéliens ainsi que la forte mobilisation de l’UFD/EN contre les exactions menées par Tsahal contre le peuple palestinien. En septembre 2001, l’UFD/EN ressurgira sous l’appellation du RFD mais avec plusieurs composantes en moins. Le RFD sera perçu -la propagande Prds, aidant- comme une formation régionaliste fortement boutilimitisée. Ce qui n’empêchera pas néanmoins le président du RFD de recueillir 20 % des suffrages des Mauritaniens au premier tour et se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle du 11 mars 2007. Auparavant au cours des élections législatives le RFD avait gagné 16 sièges parlementaires devenant ainsi le premier parti à l’assemblée nationale. Ce qui fait que Ahmed Ould Daddah le président du RFD ait été désigné chef de file de l’opposition démocratique au terme de cette législature (5 ans).Ould Daddah a déjà donné un avant goût du contenu qu’il entend donner à son mandat. Les députés du RFD ont été les plus pugnaces lors du passage du Premier ministre Zeine Ould Zeidane devant le parlement pour sa déclaration de politique générale et leur patron est monté au créneau la soirée du 31 mai sur «Al Jazeera» pour dénoncer les irrégularités qui auraient entachées les sructins ainsi que l’ingérence des membres du CMJD et l’immixtion continue du Colonel Ould Abdel Aziz au niveau de l’appareil d’Etat. Comme on le voit, Ould Daddah joue déjà son rôle. Un rôle qu’il joue souvent bien !

 

Déclarations de patrimoine: Et la sincérité ?
Le Président de la République a reçu mercredi 30 mai les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement.
Cette remise de déclarations de patrimoine de la part des membres du gouvernement, des secrétaires généraux des ministères et du président de la République, s’inscrirait dans le cadre dune ‘option de transparence
A noter que l’un des membres du gouvernement au moment de la remise de sa déclaration de patrimoine n’a pu s’empêche de dire : «Ma Vihé Chi» (en français : elle est vide). Ce qui évidemment, n’est pas le cas de quelques membres du gouvernement ou même de certains agents très subalternes de la fonction publique. Reste maintenant à savoir au delà de ces déclarations du patrimoine, si elles vont être rendues publiques et qui sera l’organe qui sera chargé d’examiner leur sincérité et éventuellement l’évolution de ces patrimoines qui en l’absence d’un suivi pourraient emprunter une évolution suspecte.


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