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Une nouvelle infamie à éviter?   
01/06/2013

Doit-on partager  les idées  exprimées par le grand écrivain Mohamed Yehdhih Ould Breideleil  qui s’inquiétait  dans un billet titré : «Echange au carrefour des idées» (Hadithoune maa el khirrijina min nadi talaghi) paru sur Taqadoumy,  au sujet du  destin de l’entité nationale?



Rappelant la faiblesse structurelle de cette entité, don d’un projet colonial, laquelle ne s’en portait  guère mieux 900 ans auparavant avec les Mourabitounes qui avaient préféré mener  leur projet ailleurs,  Ould Breideleil a-t-il voulu dire que  la terre ici,  ne serait  pas du tout propice  à l’Etat mais plutôt à la Seyba (pagaille)  et qu’une telle situation serait  présentement à l’ordre du jour après 50 années d’indépendance?
Du  statut de  régulateur de tout,  l’Etat,  est selon lui,   devenu une entité fragile, éphémère et vulnérable. Tout peut changer maintenant avec une extrême simplicité.  Il suffit que des individus se retrouvent pour indisposer la société et  gêner le gouvernement afin  que nous évoluons vers une autre forme de gouvernement ou de constitution, sans putsch ou élections,  écrit-il.
Notre perception de la démocratie et de la liberté  font  que le régime politique actuel ou celui qui lui succédera -précise Ould Breideleil- ne peuvent plus préserver l’entité nationale,   car ils ne jouent plus le rôle d’arbitre et de régulateur, le leur,  se limite à fournir l’eau, le blé et l’électricité,  alors que  les affaires fondamentales  sont en placement  dans une  bourse des enchères, soumises au chantage de ceux qui ont le plus de culot,  qui osent ce que n’osent pas les sages et foncent sur ce qu’évitent les patients et  les attentifs .
Ould Breideleil  qui a l’habitude de livrer de bonnes lectures du paysage politique national et qui est en phase avec le système présentement au pouvoir en Mauritanie,   reconnait que   nous traversons une phase  d’opacité et de semblant de folie, une période de conflit qui ouvre sur toutes les éventualités  et face à la quelle il appelle les  «gens cultivés» (El mouthaghavoune)   à jouer leur rôle face à la clochardisation et afin que nous ne devenons  pas un troupeau de moutons (ghati oune mina dha eun).
Mais il s’agit là d’un rempart fragile  proposé face à une  déferlante qui fait de l’arrogance couplée à la violence une arme  et du mépris de la culture un credo. Il faut bien  autre chose pour  éviter la nouvelle l’infamie, M. Breideleil !
IOMS


Toute reprise totale où partielle de cet article doit inclure la source : www.journaltahalil.com
Commentaires
frimi
frimi05@yahoo.fr
2013-06-07 18:47:50

Notre pays est plus fragile aujourd’hui plus qu’hier. Ceci est un constat sur lequel tout le monde est unanime (du citoyen lambda au alem ). Le Sage Breidleil comme à son habitude essaye de tirer l’élite de sa torpeur pour qu’ell prenne conscience de ses reponsabilités envers le pays .

ould cheina
ouldcheina@yahoo.fr
2013-06-02 17:18:59

L’article du Doyen BREIDLEIL est , comme à son habitude d’une grande facture littérature, tout à fait irréprochable de ce point de vue . Cependant, affirmer péremptoirement avec son auteur que la Mauritanie, en dépit, des événements qui ont accompagne la genèse de notre jeune Nation à nos jours qu’elle demeure toujours, sans État, digne de nom, me semble une conclusion hâtive sinon expéd

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