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Coup de Gueule : L’arnaque en politique   
13/04/2007

Une vraie tentative d’arnaque politique, celle lancée le 9 avril, par quelques candidats malheureux à la présidentielle. Après avoir combattu l’élection de Sidi Ould Cheikh Abdellahi au premier tour, après l’avoir traîné dans un éprouvant second tour, les voila qu’ils lui proposent leurs services. Une perche tendue bien tardivement et non sans arrière pensée. Surtout et les postulants l’ont dit : "Ce n’est pas nous qui gèrerons, c’est le président et son gouvernement qui vont gérer". Ce qui veut dire, nous voulons être associés, si cela marche ce sera grâce à nous, si cela capote, c’est la faute du président et de sa pègre "Mithaghienne".



Je ne sais pas quelle mouche a dû piquer ces candidats. Je ne comprends pas non plus leur acharnement contre les partis du Mithagh Ils sont les symboles de l’ancien régime. Soit ! Mais ils ont été élus en l’absence de leur protecteur, ils ont obtenu une majorité parlementaire, le peuple les a élu malgré la diabolisation et autres quolibets genre : Roumouz El Vessad dont ils ont été victimes. Ils ont offert au président Sidi, 25% des suffrages des mauritaniens dés le premier tour. Ils ont été les premiers fidèles et ils resteront les derniers fidèles. Avec leurs nouveaux alliés du second tour, ils doivent constituer l’ossature du nouvel exécutif. Et qu’on ne tente pas la recette ressassée et teinte de terrorisme intellectuel et moral par laquelle on nous fait croire que la nomination de tout mauritanien ayant a été ministre avant le 3 août est un retour en arrière ! Il y avait d’excellents ministres avant le 3 août, je parle de Abdel Kader Ould Mohamed Salem, de Mohamed Vall Ould Bellah, de Mohamed Khaled Ould Sidiya. Aux autres, à ceux qui ont toujours été taxés d’être des symboles du radicalisme (ou de la fidélité aux principes) de rester dans leur rôle et de le jouer. Les mauritaniens ne doivent pas rester sans opposition qui critique, qui propose, qui constitue une alternative. Les mauritaniens ne veulent pas de l’unanimisme. Cela suffit qu’il en soit ainsi sur la question de l’unité nationale. Pour le reste, le débat contradictoire est indispensable. Ne soyez pas pressés,  mes amis, 2012 ce n’est pas loin. Vous arriverez à rassurer les mauritaniens, vous rentrerez dans l’histoire, vous n’y parviendrez pas, vous sortirez de l’histoire, avec pourquoi pas, un coup de pied quelque part. Comme prime de départ!
Mohamed Ahmed Ould Boubacar


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