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Mauritanien cherche : optimisme désespérément!   
11/07/2006

Si la religion est considérée par certains comme l’opium du peuple, d’aucuns pensent que ce n’est plus le cas, remplacé par le football, nouveau cristallisateur des passions humaines. En Mauritanie, la nouvelle drogue a été en une époque encore récente, "la transition",  actuellement en cours en Mauritanie, depuis bientôt un an.

Qu’est-ce à dire? Au lendemain du coup d’état du 3 août, des phénomènes pervertissant le bon fonctionnement de la société nouakchottoise avaient disparu, comme les contrôles financiers, -plus que d’identité ou des papiers de véhicules-, pour soutirer quelques centaines d’ouguiyas dans les zones ténébreuses surtout, des quartiers périphériques.



On commençait alors à se targuer des réels changements qui allaient intervenir dans la vie quotidienne des travailleurs nouakchottois. Les taximen criaient la fin du "racket policier", eux les plus touchés par ce braquage en règle.

Quelques mois après, et particulièrement depuis un mois, les automobilistes nouakchottois déchantent. Les contrôles ont repris de plus belle; et les policiers ne prennent même plus le temps de chercher une quelconque infraction. Ils vous demandent carrément "de quoi faire du thé pour la soirée". Alors, que se passe-t-il donc?

A-t-on autorisé à nouveau en plus haut lieu la permission de telles manœuvres? Beaucoup susurrent l’implication de "hautes autorités" dans ce phénomène, et que les poulets sur le terrain recevraient des directives pour ramener un certain montant chaque jour, réparti ensuite entre lui et ses supérieurs. On nous parle de justice, de transparence, de gouvernance, mais tous ces beaux mots trouvent leur raison sur le terrain, auprès du peuple donc, qui doit pouvoir le vivre, le constater chaque jour. Et encore une fois, cette incurie touche les plus concernés des automobilistes, ce qui font de leur voiture un outil de travail: les taxis.

Encore une fois, les plus faibles sont les plus sollicités. Ce qui confirme les dires de celui qui disait que l’état a un bras long pour prendre partout, et un autre beaucoup plus court, pour donner à ses très proches.                                            


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