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« être démocratiquement élu peut conduire à Lemden»   
04/08/2009

Fortes  ont été les impressions laissées par  l’actualité cette semaine. Je m’en vais les partager avec vous dans l’édito non classique de cette édition. D’abord, avec l’article de mon ancien ami Khalilou Diagana,  qui s’est posé la question : «Ould Abdel Aziz est-il à l’abri des coups d’Etat ?» dans une excellente analyse parue dans le Quotidien de Nouakchott (QDN).Khalilou,  avance -non sans humour- qu’ « être démocratiquement élu… peut conduire à Lemden»,  même si, les éventuels apprentis putschistes risquent d’être découragés par l’expérience de  résistance menée par le FNDD contre le putsch du 6 août.



Dans une autre édition du QDN Moussa Ould Samba Sy se demande  si  Ibrahima Moctar Sarr (IMS) allait féliciter Jemil Ould Mansour qui lui a finalement ravi la quatrième place au scrutin du 18 juillet. IMS  était fier de ses 4 pc et poussière et de la quatrième place qu’ils lui ont  donné, mais un  nouveau décompte du conseil constitutionnel l’a bouté à la cinquième place,  comme en 2007. A l’époque, IMS avait recueilli  presque 8% des suffrages.
La formation du nouveau gouvernement a, elle aussi,  inspiré les journalistes et les scribouillards. Après une flopée de «premiers ministrables» souvent cités pour des raisons terre-à- terre et « peshmergales» ,  nous avons eu droit à des cabinets complets d’ouverture dit-on, ou de fermeture sur l’UPR, seulement. Une  UPR voulue un parti de masses et de conviction, avec pour fer de lance des parlementaires, qui en deux ans, ont tellement changé de camp (Indépendants, ADIL, frondeurs et enfin UPR) qu’ils ont bien mérité le qualificatif de voltigeurs.
Deux autres faits ont attiré notre attention cette semaine. La campagne lancée par les services de communication du journaliste président de l’AJD/MR Ibrahima Moctar Sarr pour obtenir la condamnation et la fermeture du site Taqadoumy dirigé par le journaliste écroué Hanevy Ould Dehah et les rumeurs sur les tortures infligées à des présumés terroristes à la prison civile. Deux faits qui interpellent parce que dans  le premier cas, c’est un journaliste qui en veut apparemment à mort, à un  journaliste, déjà en prison. Pour le second fait,  nous ne cesserons jamais de répéter  que la torture est prohibée  par les lois nationales et internationales et que dans le cas des salafistes,  elle ne fera que les pousser à devenir des Kamikaze une fois sortis de prison. On peut lutter contre le terrorisme sans le   fabriquer. Les allêgements contre le repentir ainsi que les programmes de rééducation  religieuse sont des armes aussi efficaces que les brigades antiterroristes.

IOM


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