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Zakaria Ould Amar : “Je ne me cache pas pour exprimer mes idées”   
29/05/2006

X Ould Y, ce blogueur fantaisiste, fait de plus en plus parler de lui. Comme l’a dit Irabiha mint Abdel Weddoud, sa traque réveille la soupconnite et la délation. Chacun voit en son ennemi, un X ould Y. La liste des présumés X ould Y s’allonge de jour en jour. S’agit-il d’une personne ? d’un groupe de personnes ? d’une organisation qui ne s’en prend exclusivement à une seule communauté du pays ?



Nul n’a apporté une réponse convaincante, parce que pour le moment, les vrais spécialistes d’Internet et de l’informatique dont les recherches peuvent aboutir à des résultats, ne font pas partie de la meute lancée aux trousses du blogueur. Tout récemment et après bien d’autres, un honorable professeur d’Université a vu les initiales de son nom (Z.O.A) faire la manchette d’un journal comme étant le présumé X ould Y, arrêté selon une rumeur, que nul n’a confirmé, ni infirmé.
En bien, ce professeur d’Université en l’occurrence Zakaria Ould Amar a convoqué une conférence de presse le 22 mai dernier dans la salle des libertés du Fonadh à Nouakchott, dans laquelle, il a catégoriquement nié être le blogueur en question.
Ould Amar a décidé de porter plainte contre le journal qui a été à l’origine de l’information dans laquelle des initiales pouvant renvoyer à son nom ont été publiées.

Entre-temps, certains avancent que X ould Y "aurait manipulé un journal de la place" concernant une information dont la source a été authentifiée par Ould Amar au cours de la conférence de presse. Il faut maintenant se demander qui est réellement X ould Y ? Figure-t-il comme on le pense, parmi la meute jetée sur la trace du blogueur ?
Qui est en train de manipuler l’opinion de temps en temps, en jetant en pâtures des noms de paisibles pères de familles ou des citoyens ne sachant ni changer les mots de passe de leurs emails, ni les protéger du piratage? Avant de jeter des noms en pâture, la meute doit s’atteler à pirater le blog de X ould Y et son email personnel. Ce sera-là un travail d’investigations. Le reste relève de la manipulation. Nul n’acceptera d’être considéré à tort, un nouveau "capitaine Dreyfus" mauritanien.

Voici l’intégralité de la déclaration faite par le professeur Zakaria Ould Amar au cours de sa conférence de presse du 22 mai.
Déclaration de Zakaria Ould Amar
" Je vous remercie d’avoir répondu à mon invitation qui vient suite à l’acte diffamatoire auquel a procédé le quotidien Nouakchott Info et qui vise ma personne. Nouakchott Info, en prétendant publier une rumeur qui circule à Nouakchott sans avoir, à aucun moment, pris la peine de procéder à la moindre vérification préalable en dépit du fait que son staff dispose de tous les moyens de vérification des fondements de cette rumeur (mes coordonnées téléphoniques, celles de toutes les personnes qui auraient pu leur confirmer que la rumeur n’a aucune espèce de fondement) démontre clairement qu’il est motivé par des finalités autres que l’information.
Depuis toujours, j’ai donné la priorité absolue à mes idées et positions que j’ai, à chaque fois, exprimées haut et fort. Mon attachement à mes idées et positions m’a souvent coûté cher. J’ai dû renoncer à des choix de carrière publique et politique parce que ces choix, aussi attractifs fussent-ils, m’imposaient des pratiques que je ne pouvais pas accepter étant contradictoires avec ma ligne de conduite.
S’il arrive que je ressente le besoin de créer un organe d’information, je le ferais comme j’ai toujours fait avec mes idées et mes projets. Mais je le ferais publiquement et j’y travaillerais en mon nom. Je n’ai pas besoin de me cacher pour exprimer mes idées. Je ne l’ai jamais fait et ce n’est certainement pas maintenant que je le ferais. D’ailleurs, quand j’ai décidé de m’opposer au Régime déchu, je l’ai fais à visage découvert, je l’ai dit et exprimé haut et fort. Même face à la tyrannie, mes convictions et mon tempérament ne me permettent pas d’agir dans la clandestinité quel que soit le prix à payer.
Mon intérêt, mon terrain, mon projet, mes finalités professionnelles tournent autour des questions fondamentales du devenir de la Mauritanie, de son développement et de son progrès.
Ce sont ces sujets-là qui m’intéressent, m’occupent et me préoccupent. Les mesquineries, la calomnie, les rumeurs des salons sont des dossiers qui, pour moi, sont dépourvus d’intérêt. Je n’ai ni le temps ni l’envie de m’y intéresser. Ce terrain là, je le laisse volontiers à Nouakchott Info qui y a fait l’expérience et en a, manifestement, tiré grandement profit.
Je considère que Nouakchott Info a délibérément orchestré une vulgaire machination visant ma personne. C’est pourquoi, j’ai décidé de porter plainte contre cet "organe de presse" pour diffamation et atteinte grave et injurieuse à ma réputation et à mon honneur. Je crois que la presse est un instrument indispensable à la vie de la cité. Il revient aux personnes qui s’y emploient de veiller à ce que cet instrument serve ses nobles objectifs. Les apprentis sorciers qui, par de tristes accidents de l’Histoire, s’y sont retrouvés, n’y ont pas de places pérennes. La cité, pour l’intérêt de son devenir, doit mettre en route toutes les dispositions nécessaires pour s’en débarrasser à jamais. Je vous remercie".
Zakaria Ould Amar
professeur d’université


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