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Secteur du BTP : 20 milliards en jeu!   
18/04/2006

20 milliards vont être utilisés pour indemniser les entrepreneurs, qui, entre juin 2003 et septembre 2004 ont subi de l’inflation constatée au niveau des prix des matériaux de construction. Plusieurs entreprises des bâtiments et des travaux publics avaient souffert de cette inflation ayant engendrée l’arrêt des chantiers et causée des litiges avec l’Administration.



Le comité interministériel avait chargé un comité technique présidé par Cheikh Ould Sid’Ahmed, Conseiller du ministre de l’Equipement de faire l’état des lieux des chantiers concernés et de proposer des solutions concrètes pour la relance effective de ces chantiers en vue de leur achèvement. Alors, la variable temps a été choisie comme critère principal.
Ainsi, le Ministère de l’Equipement et des Transports (MET) adressa des correspondances à tous les secrétaires généraux pour leur demander l’identification des contrats, concernés par cette réactualisation. En réponse à cette correspondance, le MET obtint la liste d’un lot d’entreprises, à partir duquel l’évaluation de la réactualisation a été estimée à 20 milliards d’ouguiya.
Cependant, de nouvelles entreprises viennent chaque jour, s’ajouter à ce lot. Selon une source au MET ayant requis l’anonymat, la réactualisation arrêtée prendra deux formes. Pour les contrats exécutés entre juin 2003 et septembre 2004, la révision sera de l’ordre de 23,5%. Après cette période, le taux est fixé à 18%.
Néanmoins, il faudra se demander si la réactualisation concernera de contrats non notifiés car selon un spécialiste, la notification des marchés doit être considérée comme le départ.
Tout comme il y a lieu de savoir si les contrats achevés et sollicitant la réactualisation ont été réellement exécutés. Pour le seul cas de l’AMEXTIPE, on parle de 64 contrats dont 30 achevés et inscrits en demande de réactualisation. Selon des indiscrétions parvenues à notre rédaction certains contrats porteraient sur des chantiers datant entre 1999 et 2001.
En outre, n’y a-t-il pas lieu de prendre des gardes fous pour que des marchés ayant souffert de la mauvaise gestion administrative ne puissent être intégrés dans la réactualisation en cours?
Une réactualisation dans laquelle les contrats relatifs aux Travaux Publics ( barrages, trottoirs, bordures et passages à niveau) sont intégrés alors qu’ils ne relèvent du bâtiment que dans une escarcelle de l’ordre de 40 %. On peut comprendre les bonnes dispositions des autorités à prendre en charge les préoccupations des acteurs du secteur du BTP pour la relance de ce secteur. Mais il ne faudra pas que ces bonnes dispositions profitent à des entreprises qui ne les méritent pas. Des entreprises qui ont gagné hier, un argent faramineux sur le dos de la collectivité et qui s’apprêteraient aujourd’hui à récidiver.
IOM


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