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Le porte-parole du gouvernement commente les résultats du Conseil   
26/04/2018

Le ministre de la Culture et de l’Artisanat Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh a commenté jeudi, les résultats de la réunion du Conseil des ministres, tenue quelques heures auparavant.



« Le Conseil a examiné et adopté un ensemble de décrets et de communications dont les projets de décret fixant le statut particulier des corps des gestionnaires des ressources humaines des administrations de l’Etat et de ses Etablissements Publics à caractère administratif d’une part et la nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique de Rosso (ISET), d’autre part », a-t-il dit.

 Répondant à la question posée au cours de cette conférence de presse du gouvernement, relative « au spectre de la sécheresse qui frappe le pays, notamment l’Est mauritanien, les manifestations des éleveurs dans la zone et l’absence des denrées alimentaires fondamentales », selon un journaliste, le ministre a dit :

« Le gouvernement a pris conscience très tôt des effets résultant du déficit pluviométrique, agit en conséquence et a acheminé l’aliment-bétail, blé et Rakel, avec la distribution à ce jour, de quantités au niveau de toutes les wilayas du pays, estimées à 20 mille tonnes des deux produits ».

« Les mois prochains seront marqués par la poursuite de ces opérations, afin d’atténuer les conséquences dudit déficit sur les éleveurs, qui se sont majoritairement dirigés depuis l’Est et le Sud du pays, vers le Mali et le Sénégal », a-t-il poursuivi.

« Ce sont des situations courantes qui interviennent en cas de faibles précipitations et pour lesquelles, l’Etat a toujours répondu en atténuant leurs impacts et en distribuant les fourrages.IL s’ensuit que la situation est sous contrôle et n’est pas aussi délicate que le mentionne la question », a précisé le ministre.

« Les boutiques ’’Emel’’ se chargent, eu égard à leur large déploiement sur le territoire national, de la distribution de l’aliment-bétail ; qui est accessible à tous, en particulier aux familles à faibles revenus », a-t-il poursuivi.

« A propos des manifestations évoquées dans la question, tout citoyen peut protester librement et par les voies légales et pacifiques, même pour un simple fait, sans qu’il y ait effectivement une crise majeure, eu égard aux espoirs fondés par les populations sur le gouvernement et la volonté de ce dernier d’y répondre, notamment à travers la stratégie arrivée aujourd’hui à un stade avancé de sa mise en œuvre », a-t-il précisé.

 Au sujet d’une question relative à « une grève partielle des médecins et l’absence d’une interaction du gouvernement face à ce mouvement », selon un média, le ministre a dit :

« La situation des médecins n’a pas été ignorée, puisque le ministère de la Santé garde le contact avec eux et qu’ils ont été reçus depuis une période par le Président de la République, avec la satisfaction de certaines de leurs doléances et l’examen d’autres par une commission créée afin d’identifier les voies et moyens de répondre à ces requêtes ».

« Nous considérons que les médecins ont des devoirs humains et moraux, compte tenu du serment, des engagements et de la fonction qui leur confèrent cette responsabilité, qu’ils sont tenus d’assumer, sans que cela les prive du droit de réclamer parallèlement, l’amélioration de leurs conditions, sachant que le ministère est disposé à discuter de toutes les questions avec les médecins », a-t-il dit.

 A propos du recul du classement de la Mauritanie, dans le domaine de la liberté de presse, qui est de 17 points selon RSF, le ministre a imputé ce classement, par la prise en considération de l’organisation de la promulgation de la peine de mort, même en cas de repentir à toute personne accusée d’apostasie, blasphème à l’endroit d’Allah, de ses messagers, des Prophète des livres saints etc. considérées comme des constantes sacrées de la République islamique de Mauritanie », a-t-il ajouté.

« Si pour la Mauritanie se hisser dans le classement de RSF est tributaire de son déni de ses constances et de ses valeurs religieuses et morales sacrées, c’est une condition rejetée à l’unanimité par tous les citoyens », a-t-il poursuivi, rappelant la prise en considération par le passé de l’arrêt de certaines chaînes de télévision privées dans ledit classement ; bien que ces médias audiovisuels avaient été fermés, parce n’ayant pas honoré leur cahier de charges, avant que les chaines télévisées, qui ont tenu leurs engagements , ne reprennent de nouveau leurs émissions », a souligné le ministre.

« Le problème réside donc dans l’évaluation faite par ce type d’organisations, qui s’effectue parfois sur la base de données dépourvues de précision et d’objectivité, ou provenant de sources malhonnêtes, non intègres et sans fiabilité intellectuelle et scientifique ».

A propos d’une question relative à l’envoi d’une délégation de plus de 20 imams et juristes en Espagne, alors que pour certains Etats, on se limite à l’envoi d’un seul érudit, le ministre a dit :

« Le ministère affaires islamiques et l’Enseignement Originel envoie régulièrement des missions scientifiques identiques, afin de faire perdurer le rayonnement scientifique et le rôle prédicateur de notre pays dans les continents africain et européen ».

« Les critères pris en considération pour identifier ces délégations, tiennent compte d’un ensemble de particularités dont le degré de présence des communautés mauritaniennes au niveau de ces pays ; ce qui fait que l’Espagne bénéficie d’une mission plus importante pour cette année, alors que les délégations dépêchées au Mali, en Gambie et au Sénégal étaient plus grandes en termes d’effectifs au cours des dernières années », a-t-il conclu.





AMI


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