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Déclaration de politique générale du gouvernement 2015 - 2017 et les perspectives 2018   
26/01/2018

Le Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine a passé en revue, vendredi, devant le parlement, le bilan de l’exécution de la déclaration de politique générale du gouvernement 2015 - 2017 et les perspectives 2018, et ce au cours d’une plénière tenue à cet effet sous la ...



... présidence de M. Mohamed Ould Boilil, président de l’Assemblée Nationale.

 Le Premier ministre a affirmé que l’action du gouvernement a axé au cours de l’année écoulée, sur tout ce qui est de nature à renforcer, à préserver et à développer les acquis, avec tout ce que cela demande comme efforts constants pour le parachèvement des programmes passés.

 Il a ajouté que le rapport qu’il présente aujourd’hui représente le bilan des efforts déployés par le gouvernement au cours de l’année écoulée et un aperçu sur les perspectives d’avenir, conformément aux engagements contenus dans les trois axes stratégiques de la déclaration de la politique générale du gouvernement.

 Le Premier Ministre a précisé que ces axes portent sur la consolidation des fondements de l’Etat, l’amélioration de la gouvernance publique, la construction d’une économie compétitive pour atteindre une croissance qui profite à tous, le développement des ressources humaines et l’élargissement de l’accès aux services de base.
 Voici le texte intégral de cette importante déclaration:

 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

 C’est pour moi un grand honneur de m’adresser aujourd’hui à votre auguste Assemblée pour exposer, conformément à l’article 73 de la constitution, le bilan de l’exécution de la déclaration de politique générale du Gouvernement que j’avais présentée devant vous il y a trois ans.
 Depuis lors, le gouvernement a focalisé ses efforts sur le lancement d’une dynamique de développement inclusif et harmonieux visant à assurer le progrès et la prospérité au peuple mauritanien sous l’égide d’un Etat de droit fort, stable et juste qui garantit aux citoyens leurs droits politiques, sociaux et économiques et qui préserve leur dignité.
 Le bilan que je présente aujourd’hui est destiné, d’une part, à expliciter les réalisations du Gouvernement durant la période indiquée et à énoncer les perspectives d’avenir qu’il s’est fixé, d’autre part, et ce en fonction des dimensions stratégiques autour desquelles s’articule la déclaration de politique générale du Gouvernement à savoir :
 1. le renforcement des fondements de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance publique ;
 2. l’édification d’une économie compétitive qui crée une croissance profitant à tous ;
 3. le développement des ressources humaines et l’extension de l’accès aux services de base.
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 L’affermissent des fondements de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance publique constituent des piliers sur lesquels repose le développement durable eu égard à leur impact sur la stabilité du pays, à l’émancipation sociale, à la moralisation de la vie publique et à au renforcement de la confiance entre l’Administration et les citoyens. Ce sont là des finalités auxquelles le Gouvernement a accordé une importance primordiale en consolidant les missions régaliennes par le renforcement de l’Etat de droit et la concrétisation de la bonne gouvernance à tous les niveaux.
 A cet égard, il a œuvré à relever le défi sécuritaire suivant une approche rigoureuse et responsable tenant compte des différentes causes de l’insécurité et de ses dimensions nationales et transfrontalières. A cet effet, il s’est employé à doter nos forces armées et de sécurité de moyens appropriés pour préserver la sureté et éradiquer toutes les formes de menaces. C’est ainsi que l’opérationnalité de nos forces armées et de sécurité et leurs capacités d’intervention se sont considérablement renforcées à travers le recrutement d’effectifs supplémentaires, l’acquisition de matériels et d’équipements adéquats, la modernisation des procédés d’administration et la construction d’infrastructures.
 Dans ce même registre, le Gouvernement a poursuivi le renforcement de la maitrise des flux d’étrangers par l’ouverture de 14 nouveaux postes frontaliers équipés des matériels nécessaires et connectés au système biométrique« Mauritanie-Oubour ». Quatre autres postes seront ouverts avant la fin de l’année en cours.
 Dans le souci de rapprocher les services de l’état civil des citoyens, 100 sièges sur les 168 du programme de construction inauguré par le Président de la République le 11 juin 2015 à la ville de Ghabo ont été déjà réceptionnés et les sièges restants sont en cours de réalisation.
 Le nombre de centres d’état civil opérationnels est actuellement de 231postes qui ont permis d’enregistrer 3.377.314 mauritaniens et 127.761 résidents étrangers, alors que 50.000 cas sont l’objet d’enquêtes avant de statuer sur la pertinence de leur attribuer un numéro d’identification nationale. En outre, 2.357.638 cartes d’identité ont été délivrées ainsi que 287.301passeports, en plus de l’émission de 280.484 visas biométriques.
 L’utilisation des applications de l’Agence Nationale du registre des Populations et des Titres Sécurisés a été élargie à la gestion des dossiers du pèlerinage, des affaires sociales, de la santé, de l’habitat, de la communication, de l’éducation, et de l’économie et de finances.
 En matière de décentralisation et de développement local, 524 projets de construction d’infrastructures ont été financés dans une centaine de communes sur toute l’étendue du territoire national. 244 de ces projets ont été effectivement réceptionnés pour une enveloppe totale de 1 ,253 milliard de nouveaux ouguiyas. Les travaux sont en cours pour finaliser le reste desdits projets qui ont contribué à créer des centaines d’emplois dans les communes bénéficiaires.
 Par ailleurs, le Gouvernement a procédé à la construction et à l’équipement des bureaux et sièges des autorités administratives dans le cadre d’une stratégie visant à améliorer l’image des administrations et de leurs conditions de travail. C’est ainsi que le nombre d’unités construites a passé durant les trois dernières années de quatre en 2014 à 59 unités en 2017. Il est prévu d’ajouter à ce nombre 29 nouvelles unités en 2018 pour atteindre un total de 88 bâtiments dont 49 bureaux et 39 à usage de résidences.
 En même temps, la construction des bureaux destinés aux services de la police a permis de rabaisser le taux de location à 40% sur le plan national et à 30% au niveau de Nouakchott.
 Parallèlement, le Gouvernement a poursuivi le renforcement des capacités des staffs de l’administration territoriale et communale et des services de sécurité tant sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif à travers le recrutement, la formation continue et la dotation en équipements et outils de travail appropriés.
 Le Gouvernement a redynamisé l’inspection interne par l’organisation de plusieurs missions d’inspection menées conjointement avec l’Inspection Générale des Finances dans quelques wilayas.
 Dans le même ordre d’idées, et en vue de réprimer le détournement des deniers publics, l’Inspection Générale de l’Etat a réalisé durant les trois dernières années80 missions d’inspection dont 32 en 2017. Ces missions d’inspection ont révélé des fautes de gestion et des préjudices financiers s’élevant respectivement à 1.395.663.642,3 N-UM et de 596.980.104,4N-UM au cours de cette période, contre 961.709.669,4 N-UM et 193.505.826,1 N-UM durant 2017.
 Cette démarche se poursuivra dans l’optique de conjuguer les efforts et les expériences des organes de contrôle relevant de l’Etat en vue d’assurer davantage de transparence et d’efficacité du service public.
 Le Gouvernement a poursuivi le renforcement des moyens matériels et humains de la protection civile par la création et la réhabilitation des casernes et centres de secours, l’ouverture des centres d’entrainement et l’acquisition d’équipements techniques nécessaires.
 La protection civile a intensifié les inspections des bâtiments et locaux des établissements accueillant le public pour s’assurer de leur conformité avec les normes de sécurité. Elle a prodigué conseil et encadrement à de nombreuses entreprises industrielles et économiques.
 Le Gouvernement s’attellera à fournir un appui conséquent à la protection civile afin qu’elle s’acquitte de sa mission vitale sur toute l’étendue du territoire national.
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 Le Gouvernement a concentré ses efforts durant les trois dernières années sur la redynamisation et le renforcement du secteur de la justice pour consolider l’Etat de droit et préserver les droits des citoyens afin de répondre aux exigences d’un essor économique et social inclusif et équitable.
 Les efforts soutenus déployés à cet égard ont permis de réaliser plusieurs actions d’amélioration de l’organisation institutionnelle, de la performance et de l’accès géographique et physique.
 Sur le plan institutionnel, un arsenal juridique moderne a été mis en place englobant des domaines essentiel tels que l’assistance judiciaire, la lutte contre l’esclavage et la corruption et la prévention de la torture, en plus de la création de plusieurs juridictions et pôles spécialisés afin de rapprocher le service des justiciables et de garantir un traitement efficace de la gabegie et de toutes les formes de criminalité transfrontalière comme le trafic des stupéfiants et celui des êtres humains, ainsi que l’immigration illégale, le blanchiment d’argent et le terrorisme.
 Ce dispositif s’est enrichi par la création d’un Office de Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels.
 Dans le domaine des infrastructures, les trois dernières années ont connu l’extension des installations judiciaires par l’inauguration de la prison civile de Bir Moghgrein, du tribunal anti-corruption de Nouakchott Ouest, des tribunaux de Tiris Zemour, de Kaédi, de Tintane, de la prison des femmes à Arafat, du centre pilote d’accueil des enfants en conflit avec la loi à Nouadhibou et du centre fermé d’accueil des délinquants mineurs dans la Moughataa d’El Mina. L’année 2018 verra la finalisation des travaux de construction des tribunaux du Hodh Gharbi, du Guidimagha et du Tagant, en plus de la prison de N’beyka.
 En matière de politique pénitentiaire, l’extension des infrastructures a permis d’atténuer l’engorgement des prisons et l’amélioration des conditions de vie, de santé, de sécurité et de rééducation des prisonniers à travers l’installation dans les prisons de salles de lecture et d’apprentissage de l’informatique, ainsi que des ateliers de divers métiers susceptibles de favoriser l’insertion sociale des condamnés après avoir purgé leur peine.
 De même, les portes des prisons ont été ouvertes aux institutions de droits de l’homme nationales et internationales afin de s’assurer, en toute liberté, des conditions carcérales et du bon traitement des prisonniers tout en suggérant les améliorations qu’elles jugent utiles.
 Pour impulser vigoureusement les efforts d’appui à ce secteur vital et garantir sa modernisation, il est envisagé la création d’un institut spécialisé dans les professions judiciaires devant combler les lacunes constatées dans la formation notamment la formation continue.
 Sur le plan politique, le Gouvernement a œuvré pour l’application de l’accord politique conclu le 20 octobre 2016 entre la majorité et l’opposition dialoguiste en vue de procéder à la refondation de la démocratie mauritanienne et de l’enraciner à travers des réformes constitutionnelles et institutionnelles de nature à renforcer le système institutionnel et servir l’intérêt général.
 Dans ce cadre, un referendum constitutionnel a été organisé le 5 Août 2017 permettant la mise sur pied des fondements d’une réorganisation des institutions représentatives de manière à répondre aux impératifs de l’efficience, de l’élargissement de la participation politique et de la maitrise par les populations dans toutes les contrées du pays de la gestion de leurs affaires par le truchement de leurs représentants démocratiquement élus.
 La célébration du 57e anniversaire de l’indépendance nationale a été marquée par la levée du nouveau drapeau et la déclamation du nouvel hymne national qui représentent tous les deux un apport qualitatif aux emblèmes de l’Etat consacrant l’allégeance à la patrie, le dévouement envers ses martyrs, la fierté vis-à-vis de sa diversité, la disponibilité à lui consentir des sacrifices et à défendre son unité et son indépendance.
 Dans ce même ordre d’idées, votre auguste assemblée a adopté les projets de loi présentés par le Gouvernement en vue de mettre en œuvre les réformes issues des derniers amendements constitutionnels qu’il s’agisse de la recomposition des institutions constitutionnelles ou de la création des conseils régionaux.
 Le Gouvernement veillera au cours de l’année 2018 au parachèvement de l’exécution des résolutions du dialogue entre la majorité et l’opposition dialoguiste, en concertation étroite avec le comité conjoint auquel les parties prenantes ont confié le soin de suivre ce dossier.

 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 Notre pays a tenu durant les trois dernières années, en matière de promotion et de protection des droits humains, à participer activement aux différentes sessions et activités des organes des droits de l’Homme sur les plans international et régional, dans un esprit de dialogue positif et un partenariat constructif avec leurs divers mécanismes.
 Dans ce cadre, le Gouvernement a parachevé l’exécution de l’ensemble des recommandations de la feuille de route sur l’éradication des formes nouvelles d’esclavage. L’évaluation qui a été menée récemment en collaboration avec les différents partenaires a montré que les principaux indicateurs du plan d’action exécutif de cette feuille ont été réalisés. Désormais, l’effort du Gouvernement se focalisera sur la finalisation des exigences de la réforme agraire et le suivi de la promotion et de la concrétisation des droits civils, économiques et sociaux et sur l’intensification des formations et activités de sensibilisations dans ces domaines.
 A cet égard, il a été procédé à l’organisation d’ateliers spécifiques relatifs au suivi de l’exécution des recommandations des différents organes des traités y compris ce qui se rapporte au mécanisme de prévention de la torture, au trafic des êtres humains, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance.
 Par ailleurs, le Gouvernement a poursuivi l’octroi d’aides et de subventions aux citoyens en situation difficile. A cet effet, il a créé des pôles de développement intégré au Brakna, au Trarza et au Hodh Gharbi et dans les départements de Sélibaby et Oualata, en plus des activités génératrices de revenus (AGR) qui ont touché les regroupements de Boustayla, Oualata, Benechab et Kaédi, et des aides consenties aux malades, aux nécessiteux et aux victimes des catastrophes à Nouakchott, Atar et Kiffa.
 Ces mesures seront intensifiées et généralisées à partir de 2018 à travers l’extension des pôles de développement intégré et des AGR à toutes les wilayas du pays.
 Le Gouvernement a également créé un climat propice à la liberté d’expression et à la promotion de la société civile, ce qui a contribué à l’épanouissent de diverses formes d’actions collectives au service de la société. Dans ce cadre, la scène nationale s’est enrichie au cours des trois dernières années par l’apparition de 07 nouveaux partis politiques et d’environ 1.100 associations et organisations non gouvernementales.
 Le Gouvernement a poursuivi ses efforts visant à réformer et professionnaliser les champs journalistique et associatif tout en leur accordant appuis et soutiens selon des critères transparents. Il a proposé un cadre juridique de la publicité et une réactualisation de la loi des associations suivant une stratégie ambitieuse de promotion de la presse et de la société civile compte tenu de leur rôle crucial en tant qu’outils efficaces de changement des mentalités et de contrôle citoyen sur la gestion de la chose publique.
 Outre l’ouverture des media publics sans restriction aux différents acteurs, le Gouvernement a multiplié les opportunités d’information du public sur ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur du pays à travers le renforcement de la couverture par les multimédia.
 C’est ainsi que le paysage médiatique public s’est renforcé par l’extension de la diffusion radiophonique sur les ondes FM et par le lancement de deux chaines de télévision spécialisées dans le sport et la culture. Il est également prévu que le service radio couvrira cette année 10 localités supplémentaires ayant une forte densité de population, en plus du lancement de la TV parlementaire.
 Monsieur le Président , Mesdames et Messieurs les Députés,
 La gouvernance dans les divers domaines diplomatiques, économiques, administratifs, locaux et environnementaux demeure une préoccupation constante du Gouvernement en tant que condition sine qua non de toute croissance inclusive.
 Au cours des trois dernières années, la diplomatie mauritanienne a connu un retour spectaculaire sur la scène internationale et régionale grâce à la vision clairvoyante de Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz fondée sur la poursuite d’une politique étrangère équilibrée centrée sur la promotion de la coopération pour le développement et la préservation de la sécurité, de la stabilité et de la paix dans notre environnement régional et dans le monde.
 Cette politique s’est illustrée par le rôle fondamental joué par la Mauritanie dans la création du G5 Sahel, la mise en place de ses structures et l’impulsion de son action en faveur de la paix et de la stabilité dans la région du Sahel ; et par les efforts consentis par notre pays pour trouver les solutions idoines pour le conflit au Mali, et pour la crise gambienne, ainsi que sa contribution notoire dans le maintien de la paix en Centrafrique et en Côte d’Ivoire par la présence de nos vaillants soldats dans les contingents des casques bleus de l’ONU.
 Aussi, cette politique a-t-elle permis à notre pays de se positionner de manière sans précédent sur l’échiquier international à travers la présidence de l’Union Africaine et l’éclatante réussite de l’organisation du 27e sommet des Etats membres de la Ligue Arabe, en plus de l’élection de plusieurs concitoyens d’éminents postes dans diverses institutions internationales et régionales. Dans le sillage de cette dynamique, notre pays organisera en juillet prochain le 31e sommet de l’Union Africaine.
 De même, les mauritaniens à l’étranger ont bénéficié d’une attention particulière se traduisant par des efforts soutenus visant à rapprocher d’eux les services dans les différents sites d’émigration par l’ouverture de foyers pédagogiques et culturels dans plusieurs pays et par la mise en place de dispositifs permettant aux expatriés de poursuivre leurs études supérieures à distance dans les établissements nationaux.
 A ceci s’ajoute la création d’un centre d’opérations d’urgence pour secourir nos ressortissants à l’étranger en cas de situation critique tout en appuyant nos missions diplomatiques et consulaires afin de leur fournir les meilleures prestations, préserver leurs intérêts économiques, renforcer leurs liens avec la patrie et les encourager à y investir.
 S’agissant de la gouvernance économique, une nouvelle stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée pour la période 2016-2030 a été élaborée et adoptée à la lumière des résultats de l’évaluation du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (2000-2015), et ce dans le but de consolider les acquis en matière de réduction de la pauvreté.
 Sur le plan de la mobilisation des ressources, 71 conventions de financement ont été signées au cours de la période 2015-2017 pour une valeur totale dépassant 55,2 milliards de nouveaux ouguiyas, dont 24 conventions pour la seule année 2017 d’un montant de 29,2milliards N-UM. Cette importante manne financière a été consacrée à la réalisation de programmes et projets prioritaires afin de créer les conditions propices à une croissance inclusive et durable par le biais de l’investissement dans les secteurs de l’énergie, du transport, de l’élevage, de la pêche, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, de la protection sociale, de la gouvernance, et de l’environnement.
 Par ailleurs, le Gouvernement a développé les outils et mécanismes institutionnels de planification et de programmation de l’investissement public. Ainsi il existe aujourd’hui un cadre institutionnel de formulation, de sélection et de programmation de l’investissement public. C’est dans cette optique que Le Programme d’Investissement Public (PIP), pour la période 2018-2030, qui constitue la traduction, sous forme de projets et de programmes, d’investissement, des priorités du Gouvernement définies dans la (SCAPP), a été élaboré.
 Ces efforts seront poursuivis en 2018 où 26,65 milliards N-UM, seront consacrés à l’investissement, dont 12,15milliards N-UM seront financés sur les ressources propres de l’Etat.
 Cet important effort d’investissement représente un saut qualitatif au niveau des options de dépense puisqu’il a fait de la dépense d’investissement le plus gros chapitre du budget car il est prévu qu’il s’élève en 2018 à 40,2% du budget général de l’Etat.
 Dans le domaine du climat des affaires, les grandes réformes de ces dernières années ont permis à notre pays de réaliser une ascension spectaculaire en gagnant 26 places dans le classement mondial « doing business » en l’espace de trois ans seulement dont 10 pour la seule année 2017. Ce progrès a été accompagné par l’adoption du code des droits réels, par la mise en œuvre de la feuille de route Doing Business et par la mise en place d’un processus de création des entreprises en conformité avec les standards internationaux, en plus de l’amélioration du traitement des demandes d’agrément aux régimes privilégiés du Code des Investissements et l’adoption de la loi relative au Partenariat Public-Privé ainsi que ses décrets d’application.
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 Quant au domaine de l’environnement, le Gouvernement a concentré ses efforts durant les trois dernières années sur la protection de nos ressources naturelles de manière efficace par la sauvegarde des pâturages, la lutte contre la pollution et la désertification, le renforcement des mesures de protection contre les risques des incursions marines, d’inondations, d’ensablement et la préservation de la biodiversité.
 En matière de protection de la nature, 12.000 km linéaires de lignes pare-feu ont été renouvelés en 2015 et 2016, ainsi que la réalisation de 2.000 km linéaires nouveaux, la production de 776.000 plants, le clayonnage de 177 km linéaires dans 27 sites pour éviter la détérioration des terres, en plus de la protection de 550 ha dans 8 wilayas.
 7.000 km linéaires de lignes pare-feu ont été renouvelés en 2017 et des travaux de fixation mécanique sont en cours au Gorgol et au Guidimagha pour protéger 420 ha de terres exposées à la dégradation. En même temps, 865.000plants et 89.000 arbres fruitiers ont été produits, en plus de la plantation de 9.990 arbres fruitiers dans 18 sites au profit des ménages et des communautés.
 Après l’adoption du tracé de la grande muraille verte au niveau du Trarza et la création et l’équipement du site de Mouftah El Kheyr à M’Balel l’année dernière, une étude relative au tracé de cette muraille au Brakna a été réalisée, alors que le total des plants produits à partir de 9 espèces forestières a atteint fin novembre 669.120plants.
 Sur un autre plan, les opérations de fixation mécanique et biologique réalisées en 2015 et 2016 ont contribué au renforcement de la digue de sable au niveau de la plage de Nouakchott. De même, l’année 2017 a connu l’adoption d’un important projet de protection de la côte maritime et la réactualisation du plan directeur de l’aménagement du littoral mauritanien, en plus de la poursuite de l’opérationnalisation des recommandations de l’étude menée par l’université de Hambourg portant sur la protection des infrastructures installées sur la plage de Nouakchott dans le cadre du projet d’extension du marché aux poissons.
 Dans ce même contexte, deux nouvelles brèches seront colmatées au niveau du cordon dunaire du littoral et une seconde voie d’accès piétonne y sera aménagée tout en systématisant le suivi régulier des sabkhas, et le trait de côte à travers l’imagerie satellitaire, en plus de la conception et de la mise en œuvre d’un programme de gestion intégrée des villes côtières.
 Dans un souci de préservation de la diversité biologique, le cadre national de biosécurité a été révisé et mis en œuvre, les moyens du Parc National de Diawling ont été renforcés et le Parc National d’Awleigatt, crée en 2016, a été doté des équipements nécessaires en énergie solaire, en réservoirs et châteaux d’eau, en plus de la clôture barbelée de la pépinière du Parc barbelé après qu’elle ait produite 150.000plants d’espèces locales et introduites.
 L’année 2018 verra, dans le cadre de l’approche PPP (partenariat public-privé), la formulation le lancement d’un projet d’écotourisme et d’introduction des outardes dans la zone de Yaghref en Adrar.
 Outre la campagne annuelle de protection des pâturages dans les wilayas agro-sylvo-pastorales, une campagne de régénération des terres dégradées sera organisée, en plus de l’établissement des cartes de 4 réserves forestières au Gorgol, l’élaboration d’une politique et d’une stratégie dans le domaine forestier et le lancement des projets de l’Agence de la Grande Muraille Verte dans les wilayas du Trarza, du Brakna, de l’Assaba et du Tagant y compris le projet des zones humides situées au sein de cette muraille.
 En matière de lutte contre la pollution, les dossiers d’exportation à l’étranger et d’élimination d’importantes quantités de déchets dangereux ont été suivis de près. Ce suivi a porté sur un total de 14.000 tonnes de résidus industriels et de matières nuisibles.
 Sur le plan institutionnel et stratégique, un observatoire du littoral mauritanien sera créé et équipé. Le Gouvernement présentera également au Parlement un projet de loi sur les réserves maritimes, côtières et continentales. Il adoptera la politique et les stratégies relatives aux réserves maritimes et aux zones d’intérêt biologique. Il proposera également un projet de loi consacrant le principe pollueur – payeur. Il procédera enfin au renforcement du suivi des produits chimiques utilisés dans l’industrie, à l’encadrement des activités minières artisanales et à la création d’une police environnementale.
 Mesdames et Messieurs,
 Le Gouvernement a tenu durant les trois dernières années à la modernisation de notre administration publique et à sa dotation en moyens et en appuis techniques pour assurer l’efficience de la gestion des ressources matérielles et humaines suivant un système basé sur la transparence, la rationalisation des ressources publiques et la lutte contre la gabegie.
 En même temps, du sang nouveau a été injecté dans l’Administration par l’intensification des recrutements et de la formation initiale dans les écoles professionnelles.
 Les différents secteurs de l’Etat ont absorbé des centaines de jeunes sortants de l’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature. Plus de 4.600 cadres ont été recrutés au profit de secteurs gouvernementaux dont plus de 1.600 cadres en 2017.
 En matière de protection des droits des travailleurs, l’opération d’assainissement de la situation des dockers du Port de Nouakchott est arrivée à son ultime phase; 2.160 dockers ont bénéficié de l’incitation financière d’un montant total dépassant 77.100.000 N-UM. Les mesures permettant aux intéressés de bénéficier d’une pension sont en cours au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Le plan national d’éradication du travail des enfants et le programme de lutte contre le travail forcé viennent d’être lancés.
 Le Gouvernement a accordé une attention particulière à la modernisation de la sécurité sociale, à son élargissement et au rapprochement de ses services des citoyens. Toutes les wilayas sont désormais couvertes par ces services avec l’ouverture récemment des agences du Hodh Charghi et du Tagant.
 Par ailleurs, l’application de la décision de retenue à la source a permis d’améliorer le recouvrement auprès des établissements publics. C’est ainsi que le taux de recouvrement a dépassé 97%.
 Les paiements au profit de tous les bénéficiaires jusqu’au 30 octobre 2017 ont atteint 212.764.400 N-UM au titre des pensions au profit de 28.900 retraités, contre 10.028.400 N-UM au titre des risques professionnels au profit de 4.962 bénéficiaires et 20.612.400 N-UM au titre des allocations familiales au profit de 24.000 bénéficiaires ayant en charge plus de 80.000 enfants.
 Au cours de l’année 2018, le code du travail et les textes régissant la sécurité sociale seront révisés et une campagne sera lancée pour l’application de la législation sociale sur toute l’étendue du territoire national.
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 Quant à l’axe relatif au développement d’un système économique compétitif qui crée une croissance profitant à tous les citoyens, les efforts du Gouvernement se sont focalisés depuis 2014 sur la réduction de l’impact négatif de la baisse des cours du fer brut sur l’économie nationale. L’accent a été mis essentiellement sur le maintien des grands équilibres macroéconomiques, la lutte contre l’inflation, l’encouragement de l’investissement privé et l’augmentation de l’investissement public, ce qui a permis un taux de croissance moyen du PIB de 2,8% sur la période 2014-2017 et une reprise de l’activité économique en 2017.Il est attendu que cette reprise se traduira cette année par une croissance réelle du PIB de 3,1%, grâce notamment à l’amélioration des termes de l’échange et une accélération des investissements du secteur extractif.
 Dans le cadre de la consolidation de la stabilité macroéconomique et financière, les politiques monétaires et de change ont été orientées au cours de la période 2015-2017 vers la maitrise de l’inflation, le renforcement de la position extérieure et la stabilité du secteur financier.
 La mise en œuvre d’une politique monétaire prudente durant la même période a contribué à contenir l’inflation dans les limites de l’objectif de stabilité de prix poursuivi.
 C’est ainsi que l’inflation s’est établi en moyenne à 1,5% au cours de la même période. En matière de change, la mise en œuvre d’une politique orientée vers la préservation de la compétitivité extérieure, dans un contexte de faiblesse persistante des cours des produits de base, a permis de renforcer la résilience face aux chocs exogènes.
 Les réserves de change ont pu être maintenues à un niveau satisfaisant et devraient s’établir en fin 2017 à un milliard de dollars, soit l’équivalent de plus de 6 mois d’importation de biens et services.
 Dans le domaine financier, la Banque Centrale a poursuivi ses actions visant à renforcer la surveillance financière et à consolider la stabilité du système financier. Le paysage bancaire est composé aujourd’hui de 17 banques en activité avec plus de 220 agences bancaires couvrant l’essentiel du territoire national. Le développement du système bancaire favorise aussi bien l’inclusion financière et l’augmentation du niveau de crédit accordé au secteur privé dont le taux de croissance se situe à 10% en moyenne durant la période 2015-2017.
 Les petites et moyennes entreprises (PME) ont bénéficié d’une grande attention ces dernières années compte tenu de l’importance de leur rôle dans l’emploi des jeunes et la lutte contre la pauvreté. Aussi, pendant la période 2013-2017 les ressources mobilisées par la Banque Centrale et la Caisse de Dépôt et de Développement ont-elles atteint un total de 70 millions de dollars américains permettant de financer près de 200 entreprises pour un montant global de 650 millions de nouveaux ouguiyas. Ces entreprises emploient actuellement plus de 2.700 personnes. Pour consolider ces acquis, une nouvelle ligne de financement de 700 millions N-UM a été mobilisée et a permis d’élever le total des financements accordés aux PME à environ 900 millions N-UM au profit de 340 bénéficiaires, alors qu’une troisième ligne de financement d’une valeur de 30 millions de dollars américains est en cours de mobilisation.
 Par ailleurs, et dans le contexte des réformes et de la modernisation de notre système financier pour l’adapter aux exigences de l’heure, une réforme monétaire impliquant le changement de la base de notre monnaie nationale, le retrait des anciens billets et pièces et leur remplacement par d’autres plus sécurisés et plus pérennes a été adoptée.
 Les réformes et les politiques économiques engagées seront poursuivies et renforcées afin de maintenir la reprise économique enregistrée en 2017.
 Il est attendu que le programme conclu récemment avec le FMI permettra, entre autres, à notre économie de réaliser des taux de croissance à même d’atténuer la pauvreté de manière rapide et durable et que ces taux atteindront 4,9% en moyenne durant la période 2018-2020 tout en maintenant le taux d’inflation à moins de 3% et les réserves en devises à un niveau couvrant au moins 6 mois d’importation de biens et services.
 Dans le contexte de mise en place d’un cadre propice à la réalisation d’un développement inclusif et durable, le Gouvernement a œuvré pendant les trois dernières années à l’exécution d’un vaste programme de développement et d’entretien des infrastructures structurantes pour favoriser l’exploitation optimale et pérenne de nos différentes ressources afin d’augmenter le potentiel de croissance.
 Ainsi, le réseau routier national a été intensifié avec la réalisation de 830 km de routes nouvelles dont 413 km en 2017, alors que 800 autres kilomètres sont sur le point d’être achevés. Grâce à ces efforts, la longueur du réseau routier national va dépasser 6.000 km. De même, 191km de routes ont été réhabilités et 360 autres kilomètres sont en cours de réhabilitation. Des travaux de voirie urbaine ont été réalisés à Kaédi et l’étude relative à la route reliant Benichab à la nationale 4 est achevée. Les travaux dans les routes Bénichab-nationale 1, Zravia-Tamcheket et Bassiknou-Vassala sont lancés, en plus des travaux de réhabilitation des routes Nouakchott-Bombri et Nouakchott-Boutilimit.
 Ces travaux se poursuivront en 2018 par la construction de 800 km supplémentaires dont notamment la route Rkiz-Mederdra, les tronçons 1et 2 de la route Atar-Tidjikja, les routes Atar-Zouerate, Banko-Bassiknou, Kandel-Maghama, Aweynat Zbel-Djigueni, Kiffa-Boumdeid, le tronçon 3 de la route Bassiknou-Vassala, Zravia-Tamecheket, Kaédi-Koundel et Bénichab-nationale 1.
 A ceci s’ajoute le réseau de voirie urbaine d’Akjoujt, la route de l’aéroport de Bir Moghrein, le lancement des travaux des ponts de Kankossa, de Diaguili et l’échangeur de la place Madrid. De même, les travaux de pavage des trottoirs se poursuivront.
 Dans le domaine du transport terrestre, les efforts ont été concentrés sur le redressement de la Société de Transport Public et l’amélioration quantitative et qualitative de son parc de bus à travers l’acquisition de 30 bus supplémentaires. Ces efforts seront couronnés par la signature incessamment d’un contrat-programme entre l’Etat et la société.
 Concernant le transport maritime, le Gouvernement a poursuivi ses efforts visant l’augmentation de la capacité des ports. Aussi, les travaux de construction du port de Tanit avancent, alors que le port de Nouakchott est désormais mieux équipé et plus sécurisé grâce aux travaux de curage, de maintenance et d’approfondissement des voies d’accès dont les travaux sont actuellement à pied d’œuvre, en plus de l’acquisition d’un nouveau remorqueur de 3.300 CV.
 Par ailleurs, la MAIL a renforcé son parc aérien par un nouvel avion de type Boeing 800-737Max livré sorti d’usine après un autre Boeing 800-737 acquis en 2016. Le nouvel avion se caractérise par sa performance et par le coût réduit de son exploitation, ce qui améliorera substantiellement la position de la société dans la sous région.
 Mesdames et Messieurs,
 L’approvisionnement en énergie appropriée et à moindre coût a toujours constitué l’une des priorités constantes du Gouvernement. Pour atteindre cet objectif, les efforts se sont concentrés durant la période 2015-2017 sur la mise en place d’un système électrique national capable de couvrir les principaux centres de consommation en s’appuyant de plus en plus sur les sources d’énergie propre.
 En matière de production, trois centrales ont été mises en marche à Nouakchott de 2015 à 2017. Il s’agit de la centrale DUAL de 180 MW, de la centrale éoliennede30 MW et de la centrale solaire de 50 MW, alors que 19 autres centrales hybrides sont mises en service à l’intérieur du pays.
 Il est prévu que le nombre des centrales hybrides s’accroisse avec la construction en cours de la centrale de 33 KV de Kiffa,et celles de Néma, Adel Bagrou, Aioun et à Bénichab ; les préparatifs de lancement du projet de la centrale de Boulenoir de 100 MW sont en cours.En même temps, les études relatives à l’hybridation de 13 centrales supplémentaires ont été réalisées.
 Cette politique a permis de diversifier les sources d’énergie de sorte que le taux des énergies propres a passé de 27% en 2010 à 34% en 2015 puis à 39% en 2016 ; et il est attendu que ce taux s’élève à 48% en 2018 avec la mise en service de la centrale solaire de Nouakchott de 50 MW.
 Concernant la distribution, le nombre d’abonnés a passé de 200.000 abonnés en 2015 à 270.000 abonnés en 2017, grâce à la politique d’intensification des réseaux électriques à l’intérieur du pays.
 L’accent a été mis, en matière d’extension du réseau de transport de l’électricité, sur la réalisation de 1.500 km de lignes de BT et de 500 lignes MT dont les lignes 33 kv Kaédi-Boghé, Boghé-Bouhdida, Rosso-Boghé et Mederdra-Beir Tawres, alors que la réalisation d’une ligne 33 kv de 650 km se poursuit dans le cadre du projet de l’Est.
 Les marchés relatifs aux travaux du réseau « Projet Aftout Charghi » ont été conclus et l’étude de faisabilité relative à la boucle Kaédi-Sélibaby-Mbout est en cours.
 Parallèlement, des extensions des réseaux au niveau de Nouakchott, Kankossa, Djigueni, Ouad Naga, Aweynat Zbel, Chami, Boulenoir, Kaédi et Boghé ont été réalisées, en plus de l’intensification des réseaux de distribution dans certaines localités dans le cadre de projets locaux tels le projet « Atar et les oueds ».
Le projet de connexion des réseaux au réseau OMVS a été lancé également et les travaux de réalisation de la ligne 90 kv Aleg-Boghé et des lignes 33 kv Boutilimit-Sangrava et Sélibaby-Kiffa sont en cours.
 L’interconnexion avec les réseaux des pays voisins par l’intermédiaire du projet de ligne HT 225 kv Nouakchott-Nouadhibou, le projet de ligne HT 225 kv Nouakchott-Zouérate et le projet de ligne HT 225 kv Nouakchott-Tobene est en cours de réalisation.
 Ces projets entreront courant 2018 en phase de travaux. Seront finalisées aussi les études relatives à une nouvelle génération de projets énergétiques comme le projet haute tension 225 kv Nouakchott-Kiffa-Khay, le projet de la boucle Kaédi-Sélibaby-Mbout et les quatre projets de stations éoliennes côtières.
 Dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), l’évaluation de la stratégie nationale TIC des cinq dernières années montre que les principaux projets programmés ont été réalisés.
 La capacité de l’internet a été multipliée par trois entre 2015 et 2017 et a atteint 18 Giga/seconde, alors que le taux de pénétration de l’internet a passé de 33% à 42% durant la même période, soit une augmentation de 10 points par rapport à la moyenne enregistrée en Afrique.
 L’année 2017 a vu une extension importante des réseaux Internet et de téléphone sur toute l’étendue du territoire national. C’est ainsi que 17 moughataa, 18 communes et 3 nouveaux axes routiers ont été couverts, ce qui porte le taux de couverture par les réseaux 2e et 3e génération à plus de 95% de la population du pays.
 Le cadre juridique de la société mauritanienne de l’information a été institué et la plupart de ses textes promulguée, ce qui permettra la mise en place d’une Autorité de Protection des données personnelles, d’une Autorité de certification électronique et des prestataires de certification électronique.
 Dans le cadre du projet Warcip-Mauritanie, il sera procédé à la construction de tronçons du réseau national haut débit en fibre optique au cours du premier trimestre 2018. Ces tronçons sont : Nouakchott-Atar-Choum, Boghé-Rosso-Kaédi-Sélibaby-Kiffa et Aioun-Néma, en plus d’une boucle de 40Km en fibre optique à Nouakchott.
 Les deux prochaines années connaitront la modernisation des portails internet de l’Administration et le développement des services en ligne, la mise en place d’un centre de veille internet pour améliorer la sécurité de l’internet dans le pays et le développement des services électroniques pour les citoyens (services e-Santé et e-Education)
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 Durant les trois dernières années, le Gouvernement a œuvré, en matière de développement des secteurs prometteurs à réaliser le maximum de rendement économique et social sur la base d’une optimisation durable des ressources et potentialités disponibles au sein des secteurs productifs et des services, par mise en œuvre de stratégies sectorielles visant à valoriser les potentiels et augmenter l’impact positif dans les domaines des hydrocarbures, des mines, de la pêche, de l’agriculture et de l’élevage, en sus du développement urbain, industriel, commercial et touristique.
 Dans le domaine des hydrocarbures, l’activité de prospection s’est accrue ces trois dernières années malgré la baisse des cours des hydrocarbures sur le marché mondial, et ce grâce aux réformes du cadre juridique, d’une part, et en raison des découvertes récentes dans le bassin côtier, d’autre part.
 Les effets positifs de la réforme du cadre juridique se sont traduits par l’octroi de licences de prospection et de production dans des zones prometteuses du bassin côtier. Cette dynamique nouvelle a donné une impulsion au projet Hmeyim qui avance à grands pas et dont le début de production est attendu en 2021.
 Par ailleurs, le Gouvernement a poursuivi la consolidation du système d’approvisionnement en produits pétroliers liquides et gaziers à travers des mécanismes de contractualisation adéquats et l’amélioration des infrastructures de stockage. C’est ainsi que les travaux de réhabilitation du quai pétrolier de Nouadhibou ont été achevés, le dépôt de l’aéroport Oum Tounsi a été mis en service et les marchés relatifs à l’extension du quai pétrolier qui devra approvisionner la zone Sud ont été lancés.
 Dans le domaine minier, le Gouvernement a continué la promotion de nos potentialités géologiques et minières. Il a mené en 2017 deux campagnes de prospection dans les deux Hodhs. La révision du cadre juridique a engendré une dynamique nouvelle dans le secteur se traduisant par deux campagnes de délivrance de licences d’orpaillage dans la zone de Hmeyim et par l’introduction d’importantes améliorations sur les conventions minières portant, pour la première fois, la quote-part de l’Etat de 10% à 20% dans les projets d’exploitation de la mine d’or à Tijirit, du quartz à Tmeymichat et de la terre noire à Legweychich.
 Le Gouvernement a accordé un intérêt particulier à l’amélioration de la gestion du cadastre minier. Il a accordé 40 licences de prospection dont 24 en 2017 et a renouvelé 46 licences de prospection dont 09 en 2017, en plus de l’octroi de 5 licences d’exploitation pour diversifier la production dont deux en 2017. Par contre, 100 demandes de licences d’exploitation ont été annulées après avoir constaté que les postulants ne répondent pas aux conditions requises.
 En concomitance avec l’élaboration d’une nouvelle stratégie minière en cours, le Gouvernement a renforcé le dispositif de contrôle et de suivi et a intensifié les opérations d’inspection.
 Concernant le secteur de la pêche maritime, le Gouvernement a poursuivi résolument à l’application des réformes programmées dans le cadre de la stratégie nationale de gestion responsable pour un développement durable de la pêche et de l’économie maritime 2015-2019.
 Grâce aux efforts déployés, les exportations du secteur ont enregistrées une nette augmentation; leur valeur au cours des dix premiers mois de l’année écoulée a atteint 26,1 milliards N-UM contre 20,6milliards N-UM durant la même période de 2016, ce qui représente une progression de 26%. Durant cette même période les recettes en devises du secteur ont atteint 780 millions de dollars américains, soit une augmentation de 12% par rapport à 2016. Les revenus directs de l’Etat ont atteint 4,92 milliards N-UM au cours des dix premiers mois 2017 contre 4,46 milliards N-UM durant la même période de 2016, soit une augmentation de 10%. Par ailleurs, la proportion du système de pêche national a enregistré une augmentation de 49% grâce aux efforts de mauritanisation progressive du secteur.
 Sur le plan institutionnel, et après l’adéquation du cadre juridique et organisationnel avec les normes internationales et les impératifs de l’efficience, les systèmes de recherche, de contrôle, d’inspection et de qualité ont été renforcés. C’est ainsi que les gardes côtes ont intensifié les opérations de contrôle et d’inspection pour protéger la zone économique exclusive des risques de pêche illégale et de toutes les formes de contrebande.8.274 opérations de contrôle ont été effectuées dont 2.138 opérations en haute mer. Le montant total des amendes et confiscations résultant des opérations de contrôle a atteint 230millions N-UM au cours des dix premiers mois de l’année 2017.
 Au moment où se poursuit l’effort de collecte, d’analyse et de traitement des données relatives aux ressources halieutiques, à l’approfondissement de la connaissance des systèmes écologiques marins et au suivi du système d’exploitation, les mécanismes de contrôle de qualité s’améliorent progressivement par l’agrément des laboratoires et le respect des standards internationaux.
 En matière d’emploi, le secteur offre actuellement un total de 60.000 emplois dont le tiers est crée consécutivement à la nouvelle stratégie de pêche adoptée en 2014.
 Dans le cadre de la professionnalisation et de la modernisation de la pêche artisanale, le Gouvernement a lancé une vaste opération comportant le recensement des pêcheurs artisanaux et leur dotation en cartes sécurisées d’accès aux métiers maritimes après les avoir formés.
 Par ailleurs, la construction des embarcations de pêche artisanale s’accélère et arrive à produire 4 navires par mois. Un autre modèle de navire adapté à la pêche pélagique est en cours d’expérimentation pour encourager les pêcheurs artisanaux à s’orienter vers la pêche de surface.
 Dans le domaine des infrastructures, les négociations avancent au sujet de la construction d’un complexe intégré comprenant un port de pêche au kilomètre 28 au sud de Nouakchott. Une partie de son financement est déjà obtenue tout comme le financement du siège et des laboratoires de l’Office National d’Inspection Sanitaire des Produits de la Pêche Artisanale à Nouadhibou.
 S’agissant de la pêche continentale et de l’aquaculture, les actions de développement se poursuivent dans le centre pilote de Foum Gleita et au niveau de Kankossa, Mahmouda, Teykane et Kaédi, alors qu’un plan de développement et un cadre juridique sont à l’étude pour impulser ce secteur.
 Les investissements dans le secteur ont atteint plus de 700 millions N-UM en 2017 répartis entre Nouadhibou, Nouakchott et la partie Sud de la zone côtière.
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 Le développement agricole a occupé une place de choix dans l’action gouvernementale eu égard à son importance dans le développement économique et social et son impact sur la sécurité alimentaire du pays. Cette priorité s’est concrétisée dans l’exécution d’une stratégie visant à accroitre les superficies cultivables, la maitrise des eaux, le renforcement des capacités des agriculteurs et la mise en place de mécanismes de financement pérennes.
 Ainsi, les opérations d’aménagement, de réhabilitation et d’amélioration du système de drainage ont-elles porté sur plus de 10.000 ha, ce qui a permis d’augmenter la surface cultivée de 4.450 ha et d’améliorer les conditions d’exploitation de 5.756 ha au profit de 12.517 ménages, de 13.893 exploitants agricoles et de 185diplômés producteurs.
 Ces réformes se sont accompagnées d’un effort substantiel de maitrise des eaux marqué par la réalisation du canal Aftout Sahli long de 55 km pour irriguer 2.500 ha nouveaux et le curage de 133axes hydrauliquesau Trarza. Le coût global de ces diverses opérations est de 1,4 milliard N-UM.
 Dans le cadre de l’attention accordée à l’agriculture de décrue et sous pluie, quatre barrages ont été réalisés ; ce sont ceux de Makanet en Assaba, de Levde et Ghaat Taydouma au Hodh Gharbi et d’Igavane au Tagant. Deux autres barrages ont été réhabilités et 7 cuvettes de 870 ha ont été désherbées, en plus de la construction de 22ouvrages hydrauliques et la consolidation de 400 digues etdiguettes couvrant une superficie totale de 4.070 ha de terres de décrue.
 Le Gouvernement poursuivra ses efforts dans le domaine des aménagements hydro agricoles afin d’optimaliser l’exploitation du potentiel agricole du pays. L’année 2018 verra le lancement des travaux d’aménagement de 3.500 ha dans la zone de R’Kiz, l’aménagement de 75 ha dans le périmètre de Nkek au Trarza et l’achèvement de l’aménagement de 750 ha dans le périmètre pilote de Boghé.
 Le montant total des financements accordés au crédit agricole de Mauritanie pour financer les différentes campagnes et la commercialisation de la production nationale de riz a atteint 330 millions N-UM durant la période 2015-2017.
 Au niveau des oasis, le fléau du charançon rouge a été quasiment éradiqué, les travaux de l’unité de conditionnement des dattes et du laboratoire phytopathologique à Atar sont à un stade avancé et 150 puits dont 30 forages ont été équipés en énergie solaire, permettant ainsi l’irrigation de37.500 palmiers.
 Dans ce même cadre, 50 forages seront réalisés et équipés et 30 puits seront équipés, en plus de la construction de 7 barrages et de 14 seuils de ralentissement.
 En matière de diversification agricole, des superficies nouvelles seront aménagées et exploitées pour le maraichage. L’expérience de la culture du blé sera poursuivie et un grand projet pilote de production des fourrages sera lancé à Nbeyket Lahwach dans la moughataa de Dhar.
 Quant à l’élevage, l’accent a été mis ces trois dernières années sur le développement de ce secteur vital, sur sa modernisation et son intégration dans l’économie nationale. A cet effet, le Gouvernement a adopté des réformes profondes de ce secteur à travers la révision de son cadre juridique et la mise en œuvre d’une ambitieuse stratégie assortie d’un plan d’action national et d’un cadre de dépenses à moyen terme devant aboutir aux objectifs fixés.
 Les efforts se sont focalisés sur la modernisation des infrastructures techniques et de soutien, à travers la création et l’équipement de quatre nouvelles structures, à savoir : le centre national de développement de l’élevage des camelins, le centre national de formation dans les techniques d’élevage, la ferme expérimentale de Sélibaby et la ferme d’élevage des ovins à Bénichab.
 Le lancement effectif de l’usine des produits laitiers de Néma a eu lieu et le grand complexe du poulailler de Nouakchott a débuté sa production, en plus de la signature de plusieurs conventions avec des investisseurs dans l’industrie du lait et des viandes. Parallèlement, une campagne annuelle de vaccination du bétail contre les maladies a été instituée impliquant le traitement de 6.800.000 têtes par an.
 Sur un autre plan, l’opérationnalisation des bureaux de contrôle vétérinaire au niveau des postes frontaliers a permis d’intensifier les activités de contrôle des produits animaliers avant leur introduction dans le pays, et de renforcer le contrôle des abatages sur toute l’étendue du territoire national, ce qui a porté les quantités de viande contrôlée de 23.000 tonnes en 2014 à 27.000 tonnes en 2017.
 Le Gouvernement prévoit sur le budget 2018 deux milliards et demi de nouveaux ouguiyas pour faire face aux éventuelles conséquences du déficit pluviométrique sur le cheptel à travers l’acquisition de quantités suffisantes d’aliment de bétail et le forage de puits et de points d’eau pastoraux afin de profiter au maximum des pâturages disponibles. Pour rapprocher ce service des petits éleveurs notamment, il a été décidé de fournir l’aliment de bétail, pour la première fois, par le biais des boutiques Emel répandues partout dans le pays.
 Le Gouvernement poursuivra l’exécution de la stratégie de développement de ce secteur vital en mettant l’accent sur le renforcement des capacités des services vétérinaires, en développant les services de recherche, de vulgarisation et d’encadrement et en encourageant la production par la diversification et l’amélioration des espèces et par l’appui accordé aux fermes d’élevage bovin, camelin et ovin.
 Il veillera à l’amélioration de la planification et de la programmation à travers la mise en place d’un système intégré d’informations sur le cheptel et l’institution de normes sanitaires et organisationnelles des opérations de production et de commercialisation des produits d’origine animale.
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 En matière de gouvernance territoriale, le Gouvernement poursuit des efforts soutenus pour redynamiser et réformer les systèmes législatifs et règlementaires de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire en les adaptant aux évolutions en cours et aux exigences de maitrise du développement urbain des villes. Dans ce cadre, il sera procédé à l’implantation des structures et outils d’aménagement du territoire notamment « le schéma national d’aménagement du territoire » et ses dérivés régionaux, et la politique de développement régional basée sur l’équité, la complémentarité et la saine compétitivité entre les régions.
 Dans ce cadre, les trois dernières années ont connu l’accélération des programmes d’élimination des quartiers précaires, le regroupement des villages, l’extension et la réorganisation des villes et la construction davantage d’équipement de bâtiments publics répondant au plus haut standing de modernité.
 En même temps, les ateliers de modernisation des villes de Boutilimit, Aleg, Boulenoir, Bénichab, Sélibaby, Ouad Naga, Sangrava, Bir Moghrein et Nbeyka se poursuivent de manière satisfaisante.
 Quant au regroupement des villages et des localités qui est de nature à mettre un terme à la sédentarisation anarchique et à rationnaliser les ressources de l’Etat, les travaux sont achevés dans les pôles de Boulehrathen Assaba, de Sabhalla au Gorgol et d’Oumsavia au Hodh Charghi et se poursuivent au niveau de Bourat, alors qu’ils viennent d’être lancés dans Tounewemend en Adrar qui sera rejoint en 2018 par Magha en Assaba. Les pôles achevés sont en train d’être équipés en infrastructures de bases telles que les mosquées, les mahadras, les écoles et les centres de santé et de commerce.
 Un nouveau marché central a été construit sur le budget de l’Etat pour un coût de 600 millions N-UM.
 L’exécution d’un important projet d’infrastructures et d’équipements publics se poursuit au profit de différents secteurs comprenant 17 mosquées et mahadras, 50 hôpitaux, centres et postes de santé, 19 écoles primaires, collèges et lycées, 17 stades et maisons des jeunes, 26 structures commerciales (marchés, abattoirs, marchés de bétail), 103 unités de bureaux et résidences administratives, 5 ambassades et résidences diplomatiques, 10 structures de base pour la justice (palais, prisons) et 5 autres pour les services de sécurité.
 72 projets en cours de réalisation seront achevés en 2018 dont 9 résidences et ambassades, 21 structures sanitaires, 38 structures scolaires, 35 structures dédiées à la petite enfance et 4 équipements et aménagements à Nouakchott dont la grande mosquée de Nouakchott, le centre international des conférences et l’aménagement du centre-ville de Nouakchott.
 Dans le domaine du commerce, de l’industrie et du tourisme, le Gouvernement a concentré ses efforts sur la conception d’une vision holistique pour le développement de ces secteurs vitaux et pour améliorer leur compétitivité et assurer leur intégration dans le tissu économique national. A cet égard, il a adopté la stratégie de développement industriel en 2015, la stratégie nationale du commerce extérieur en 2016 et a élaboré la stratégie nationale du tourisme en 2017.
 Les efforts de relance des activités touristiques ont commencé à porter leur fruit avec l’arrivée de vagues de touristes européens à Atar, suite au rétablissement de la confiance des pays occidentaux dans la fiabilité de notre dispositif sécuritaire, réhabilitant ainsi notre pays en tant que destination touristique sure et attrayante.
 Concernant le commerce, le Gouvernement a veillé à la protection des intérêts des consommateurs à travers l’approvisionnement régulier des marchés et la lutte contre le monopole et les tentatives de fraude qu’il s’agisse de la vente des produits périmés ou de l’importation d’articles contrefaits.
 L’année 2018 connaitra une vaste opération de réforme visant davantage de formalisation du secteur, le renforcement de la compétitivité en son sein et la création de plates-formes d’e-commerce. Pour redynamiser le secteur privé en particulier, un mécanisme efficace de concertation entre l’Etat et le privé sera instauré, en plus de la création du centre national de promotion des exportations et le lancement effectif du centre international de médiation et d’arbitrage.
 Par ailleurs, les efforts de réforme du secteur des assurances se poursuivent afin de lui permettre de jouer son rôle dans l’économie nationale en sauvegardant les intérêts des assurés.
 Quant au secteur de l’artisanat, il a vu l’organisation d’une foire à Nouakchott pour exposer les produits du secteur et d’autres expositions ont accompagné divers événements nationaux. Notre pays a participé à plusieurs manifestations internationales consacrées à l’artisanat et a été élu délégué régional pour le développement de l’artisanat en Afrique du Nord.Pour préserver ce patrimoine et renforcer les capacités de ses acteurs, un atelier de formation a été organisé au profit des femmes professionnelles et d’autres sessions de formation ont été organisées au bénéfice des acteurs du secteur.
 Sur le plan des infrastructures, les travaux de réfection de la foire nationale ont été lancés et il est prévu qu’ils s’achèvent au cours de cette année.
 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
 S’agissant du troisième axe relatif au développement des ressources humaines et à l’élargissement de l’accès aux services de base, le Gouvernement a réalisé ces trois dernières années une série de réformes visant à valoriser le capital humain en tant que moyen et finalité du développement durable. Ces réformes commencent à porter leur fruit dans les différents domaines.
 Dans le domaine de l’éducation, un grand progrès a été réalisé sur le plan quantitatif aussi bien au fondamental qu’au secondaire. Le programme d’accès à l’éducation et de son amélioration lancé depuis 2015 a permis l’extension et la restructuration de l’offre scolaire pour l’adapter davantage à la demande et atténuer les disparités inhérentes à la diversité des milieux et des conditions socio-économiques.
 C’est ainsi que 112 écoles ont été créées dont 79 en 2017 et 58 lycées ont été réceptionnés clés en mains cette même année. En même temps, 58 écoles et 21 lycées ont été réhabilités, en plus de la construction de 305 salles de classes dont 157 en 2017.Ceci en plus des édifices scolaires réalisés dans le programme de l’Agence Tadamoun au profit des zones défavorisés, qui seront développés plus loin dans ce rapport.
 Pour accompagner cette extension, le fonds de concours à l’édition scolaire a été activé et a bénéficié au titre de l’exercice financier écoulé d’un montant de 32.500.000 N-UM. 80 kiosques ont été ouverts en 2017 auxquels s’ajouteront 37 autres en 2018,et un million quarante milles exemplaires de manuels scolaires toutes spécialités confondues ont été distribués dont 247.000 gratuitement au profit des enfants des familles pauvres. L’Etat a fourni des outils scolaires aux élèves du fondamental et du secondaire pour un montant de 31,2 31.9 31.2N-UM.
 Pour augmenter l’efficacité et l’équité du système, 167 cantines ont été ouvertes dans les zones d’éducation prioritaires et 493 cantines ont été alimentées en vivres au profit de 495. 89élèves dont 679. 46 filles, soit 51%, en plus de la formation de 300 gestionnaires de cantines et le renforcement des mesures d’hygiène dans le milieu scolaire.
 40 écoles, 38 lycées, 400 salles de classes et 300 latrines seront construits en 2018 et 58 écoles seront réhabilitées, pour un coût total de 00.000 22.6 9 N-UM.
 Concernant la formation professionnelle et technique, l’année 2017 a vu l’extension et la réhabilitation des lycées de Nouakchott, Boghé et Néma et du centre de formation professionnel de Kaédi ; l’acquisition de plusieurs matériels au profit des différents établissements ; la formation de 600 formateurs et encadreurs pédagogiques et administratifs, en plus de la conception de 63 curricula pour divers niveaux.
 Les établissements de perfectionnement technique et professionnel ont mis sur le marché de l’emploi2.300 sortants et dispensé un stage de courte durée à plus de 8.000 jeunes. Ils accueillent 7.176 stagiaires au cours de l’année scolaire 2017-2018. Des stages d’insertion ont été organisés au profit de 963 jeunes (garçons et filles) dans les métiers de la maçonnerie, du génie civil, de la pêche artisanale, de la mécanique, de la peinture, de la mécanique auto, de l’informatique, de la bureautique et de la couture.670 demandeurs d’emploi ont bénéficié de stages dans le domaine de la création et de la gestion de petits et moyens projets ainsi que dans les AGR (activités génératrices de revenus).
 En 2018, ces formations qualifiantes se poursuivront dans le cadre des programmes d’investissement dans la formation technique et professionnelle et le projet régional d’appui au système pastoral au Sahel.
 Concernant les infrastructures, il a été procédé à la réhabilitation des centres de formation professionnelle d’Aioun, de kiffa et de Sélibaby et des lycées de formation professionnelle de Nouakchott, Néma, Boghé et Kaédi. Des équipements ont été acquis au profit de 16 établissements. Il est prévu que 4 autres établissements bénéficieront de réhabilitation et d’extension en 2018.
 Au niveau de l’enseignement supérieur, les efforts du Gouvernement ont porté sur le renforcement de la gouvernance à travers la création de l’Agence Mauritanienne de l’Assurance qualité pour l’Enseignement Supérieur dont l’objectif est de relever le niveau de performance de ce secteur et d’améliorer son impact positif sur l’effort d’édification de l’économie nationale.
 C’est dans ce cadre que s’inscrit la mutualisation des cycles préparatoires des trois écoles d’ingénieurs au sein d’un Institut Préparatoire aux Grandes Écoles d’Ingénieurs qui accueille annuellement depuis sa création en 2015 plus d’une centaine d’étudiants parmi les meilleurs sortants des filières


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