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La finance islamique comme levier pour réduire le gap des infrastructures à travers le partenariat public-privé   
16/01/2018

Dans un rapport publié le 12 Décembre 2017 et intitule "Mobilizing Islamic Finance for Infrastructure Public-Private Partnerships", les experts de la Banque mondiale, en partenariat avec ceux de la Banque Islamique de Développement, ressortent comment la finance islamique ...



... a été allouée aux projets d’infrastructures par le biais du partenariat public-privé. Elles mettent en évidence quels en sont les défis structurels et les solutions, et ce qu’on peut faire pour approfondir, élargir et maximiser l’utilisation de la finance islamique pour les infrastructures.

L’un des aspects phare de la publication est d’améliorer la compréhension structurelle de la finance islamique en ce qui concerne le financement de projets d’infrastructures via le partenariat public-privé. L’autre, et certainement le plus complexe, explore comment la finance islamique peut s’intégrer dans un contexte de collaboration entre le gouvernement et le secteur privé.

De manière plus détaillée, le document débute par le déficit dans les infrastructures et sur l’état de la finance islamique à travers le monde. On peut y apprendre, en ce qui concerne l’Afrique, qu’elle finance moins de la moitié de sa carence annuelle en infrastructures (soit $50 milliards de gap financier par an). Toutefois, avec 24 pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique, le continent noir peut se servir de la finance islamique comme source complémentaire pour financer ses efforts dans la réduction de cette brèche. En effet, le marché de la finance islamique croit rapidement dans le monde et est estimé à plus de $2000 milliards à ce jour.

En outre, le rapport couvre aussi les bases de la finance islamique dans le cadre d’une coopération publique-privée avec une particularité commune à toutes ses solutions qui est qu’aucun intérêt ne peut être imputé. Le financier islamique impose une majoration, loue un actif ou partage les bénéfices d’une entreprise.

De plus, les spécialistes de la Banque Mondiale et leurs partenaires s’étendent sur la flexibilité de la finance islamique structurée autour de la "Shari’ah", qui présente cependant des lourdeurs qui rendent coûteux et long le déploiement de ses solutions. Des recommandations pour éliminer ces lourdeurs sont faites à la fin du rapport.









 
(Ecofin Hebdo)


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