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Concours de plaidoiries sur les droits de l’homme : Me Julien Martin remporte le 1er prix   
07/12/2017

La 5ème édition du concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie s’est déroulée le 06 décembre dernier au Palais de justice de Nouakchott. Sur 8 candidats prétendant aux lauréats, seuls trois ont pu se  hisser du lot avec à leur tête, ...



... le Français Me Julien Martin qui a été retenu par le jury comme le plus pertinent en terme d’originalité de la plaidoirie, de l’argumentaire, de la construction d’idées, du récit, des mouvements … entre autres critères d’évaluation.
Dans une salle du palais de justice, en présence des avocats, des étudiants en droits, des membres de la société civile, des journalistes, le jury a procédé à la délibération des résultats au titre de la 5ème édition du concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme. Le jury a d’abord soutenu que les 8 cas présentés reflètent bien les violations types des droits humains. Toutefois, les candidats se sont distingués de par l’originalité de la plaidoirie, la pertinence juridique, l’agencement des idées et la façon de présenter la plaidoirie devant le prétoire.  C’est ce qui d’ailleurs fait la particularité du concours qui reste un évènement essentiel pour démontrer, de façon professionnelle les violations des droits humains dans le monde.  Il s’y ajoute, l’expérience de l’avocat par rapport aux différents aspects liés aux droits de l’homme.
C’est ainsi que le jury, présidé par le plus ancien avocat de la Mauritanie, Me Cheikh Ould Baha, assisté des bâtonniers de la Tunisie et d’Algérie, de Me Béatrice Voss, avocat membre de la commission Libertés et droits de l’Homme du Conseil national des Barreaux de France, d’autres éminents avocats et des membres de la société civile, a proclamé les résultants.
Me Julien Martin qui a été le premier lauréat du concours, a présenté le thème : « Une peine éternelle », à traves l’exemple d’Abd Al Rahim Al Nasri, un célèbre détenu saoudien d’origine yéménite suspecté d’être l’auteur de plusieurs attentats. Me Julien s’est attaqué aux pratiques des Etats-Unis et dénonce la torture, cet acte qui «prolonge la trajectoire des balles et le retentissement des bombes».
Le second prix est revenu au Tchadien Me Mog-Nan Kembetiade, qui a présenté le thème sur «La problématique de la peine de mort au Tchad : le cas de Boko Haram». Il s’est attaqué à la peine capitale avec force et arguments sur le fait que «la justice humaine n’est pas infaillible et que l’application de la peine de mort aux Etats-Unis n’a pas fait reculer  la cruauté ni l’écoulement du sang». Me Mog-Nan a donc dénoncé «la dichotomie dont fait preuve le gouvernement tchadien qui vient d’abolir la peine de mort».
Enfin le troisième prix est attribué à un autre Tchadien, Me Garandi Lega Ibrahim qui a présenté le cas sur «Le droit à l’objection de conscience». Dans sa plaidoirie, l’avocat fait constater «qu’il ne fait pas bon d’être Témoin de Jéhovah en Erythrée». A cet effet, l’avocat s’est concentré sur les cas de Paulos Eyassu, Negede Teklemariam et Isaac, détenus depuis plus de 20 ans dans une des prisons les plus âpres de l’Erythrée. Ces détenus ont été accusés de refus d’effectuer le service militaire en raison de leurs convictions religieuses.  Et Me Mog-Nan, dans sa plaidoirie, a pris la défense de ces trois objecteurs de conscience enfermés depuis 1994 en Erythrée. 
Si le Français a déjà travaillé sur le cas au niveau de la cour européenne des droits de l’homme, ses confrères du Tchad ne l’ont pas fait à l’avance mais leurs cas relèvent de l’inspiration digne de professionnels de la défense.
L’autre particularité du concours et des lauréats, ils participent tous pour la première fois au Concours et le hasard a fait qu’ils ont remporté les trois premiers prix.  Le jury a salué le travail des lauréats pour la pertinence des plaidoiries mais également pour les 5 autres avocats qui, malgré qu’ils n’aient pas été choisis, ont présenté des cas évocateurs sur les violations des droits de l’homme. 
Le premier lauréat aura une bourse d’étude à la cour européenne des droits l’homme tandis que les deux autres, auront des abonnements sur les revues juridiques au niveau de cette même cour.
Les partenaires ont salué les efforts des organisateurs de cette 5ème édition qui, selon eux, s’est bien déroulé.
I.Badiane


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