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L'école doit disposer d'une veille pour détecter les signaux du radicalisme violent (CAERT)   
07/07/2017

L’expert du Centre africain des études et recherche sur le terrorisme (CAERT), Ameur Dahmani, a estimé jeudi à Nouakchott (Mauritanie) que l’école devrait disposer d’une veille lui permettant de détecter les signaux du radicalisme violent. "L’école qui lui appartient ...



 ...de disposer d’une veille, doit aider à détecter les jeunes présentant des signaux précurseurs du radicalisme à portée violente", a souligné M. Dahmani dans une déclaration à l’APS en marge des travaux de la 1ère journée de l’Atelier d’étude de formation sur l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles.

Pour M. Dahmani, qui est un expert en cyber terrorisme et cybercriminalité au niveau du centre CAERT, la détection de ses signaux de radicalisme violent "aidera à mettre en place les mesures d’accompagnements idoines des jeunes afin de les protéger de la manipulation".

A ce titre, l’expert algérien de ce centre africain, dont le siège est basé à Alger, plaide pour une action en amont qui prévient le basculement des jeunes dans une phase de recrutement et de passage à des actes violents.

"Une politique préventive par l’école peut avoir une influence ciblée en matière de lutte contre la radicalisation et la radicalisation violente", a-t-il appelé, notant l’importance de l’action éducative pour les enfants et les jeunes ainsi que le repérage des situations à risque.

Initié par la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams des pays du Sahel, en collaboration avec l’unité de la fusion et de la liaison (mécanisme de coopération régional) et avec la participation du centre africain des études et des recherches sur le terrorisme (CAERT), cette rencontre de deux jours porte sur les manuels de l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles et les rôles des leaders religieux de la région du Sahel.

Des représentants de l’Algérie, de la Mauritanie, du Nigéria, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Tchad, du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire et de la Guinée prennent part à cette rencontre.

L’Atelier qui s’inscrit dans la continuité de l’action entreprise par la Ligue des oulemas, prêcheurs et imams des pays du Sahel, depuis la tenue de son 5ème atelier à N’Djamena (Tchad), en janvier 2017 et la rencontre d’Alger en mars de la même année, permet d’entreprendre un travail d’analyse et de suggestion pour mettre en place un manuel destiné à fournir aux formateurs les outils et les connaissances les plus appropriés pour optimiser l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles.

Des représentants des organisations sous-régionales et régionales ainsi que des universitaires et des acteurs du champ culturel participent également à ce rendez-vous.



aps.dz


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