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Rupture?!   
03/04/2006

Rupture avec l’ancien regime? avec deux decennies de dictature , nous dit-on

Deux décades qui n’auront, été marquées selon certains ex-appaludisseurs, par rien de positif. C’est leur droit de penser ainsi, et c’est le droit d’autres Mauritaniens de penser exactement, le contraire. De le dire et de l’écrire. Pourtant, que de signaux de rupture ont été envoyés depuis le 3 août.



 Les nouvelles autorités ont refusé d’aspirer à présider aux destinées du pays au delà de mars 2007, ouvrant la voie dans une année, à l’alternance pacifique au sommet.

C’est là, le signal le plus fort, tant l’alternance civilisée au sommet, fut le défi, que nous n’avions pu relever, durant plus de quatre décennies de souveraineté. Et il faut aussi se demander, si l’amnistie accordée aux auteurs des multiples tentatives de coups d’état qui ont ébranlé le pays en 2003 et en 2004 ainsi qu’aux islamistes, ennemis jurés de l’ancien régime (ou de Ould Taya plus précisément), n’a pas constitué une rupture. Tout comme si la purge menée au sein de la haute administration, la conférence nationale déguisée en journées nationales de concertations, la révolution opérée au niveau de la politique de communication de l’Etat, et enfin, la révision à notre avantage, des accords de partage de production pétrolière avec Woodside n’ont pas, tout autant, constitués une rupture. Et pourtant on en re-demande! Comme si la rupture devait prendre des allures de révolution. Comme s’il faut par exemple supprimer des symboles de l’ère Ould Taya, tels que les départements la lutte contre l’analphabétisme, celui de la promotion féminine, transformer les maisons du livre en boulangeries ou revenir sur l’arabité inscrite dans la constitution de 1991. Cette demande de rupture (quoique légitime car je ne suis pas un directeur de conscience) me semble non dépourvue d’un brin d’anarchisme. Un ami anarchiste et aigri me déclarait l’autre jour : " La rupture c’est envoyer devant les tribunaux tous les mauritaniens qui ont servi à un échelon élevé sous Ould Taya, la rupture c’est saisir leurs biens et les envoyer à Walata ". Le mot est lâché. Certains veulent, en fait le lynchage, plus que la rupture.
IOM


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