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13/04/2007 Histoire : Le second temps des Sanhadja Partie1: 1145-1232 ap. JC

De l’épopée Almoravide, il ne reste plus dans l’imaginaire de gens de l’actuel Sahara mauritanien que le retour qui a été effectué en 465 de l’hégire ( 1072 ap.Jc) par Abou Baker ben Amer dans son désert d’origine.
Ce retour forcé du prince lamtouny dessaisi du trône marocain au profit de son cousin Youssef ben Tachfine (m. 500 de l’hégire-1106 ap. Jc) a été, cependant, transformé en triomphale conquête du territoire .
C’est ainsi que les divisions de l’armée d’Abou Baker dénommée «Al Mhalla» furent à l’origine des entités émirales des Sanhadja qui ont vu le jour avant l’arrivée des tribus Arabes des Hassanes et c’est au cœur de ces divisions que se trouvent les fondements de la hiérarchie sociale dont les séquelles demeurent, jusqu’à nos jours, vivaces.



04/04/2007 L’insurrection des Bani Ghaniyya (IIIeme partie) : (1185 -1222) 

Bien que le lien entre Yahya «l’ancêtre des Alaouites» évoqué par l’érudit Sidi Abdullah Ibnou Al Hadj Ibrahim et Yahya Ibnou Ghaniyya Al Massouffi dont parle Ibnou Khaldoun n’a pas été, suffisamment, établi, il est permis de remarquer que le point commun entre les deux récits précédemment cités se trouve dans une histoire mal éclaircie qui porte sur l’exil, durant quelques années, d’un certain Yahya qui s’est réfugié dans le Sahara.
Il est, en tout cas, établi que cette histoire qui se déroule dans un contexte marqué par le début de l’effondrement de l’Etat Almoravide du Nord, coïncide avec le déplacement en 518 de l’Hégire (vers 1126 ap.JC) des tribus Idwa Ali de la cité almoravide par excellence de Tablbalet qui fut leur territoire d’origine vers les oasis du Touat.



28/03/2007 Histoire: l ’insurrection des Bani Ganiyya : (1185 -1222) (2eme partie)

En l’an 605 de l’hégire qui correspond à l’année 1207 de l’ère chrétienne, soit une année après la débâcle qui lui a été infligée par le redoutable gouverneur hafside , Yahya Ibnou Ghaniyya, qui s’est réfugié dans le grand désert, a pu réorganiser ses troupes et partit à l’assaut de Tahart ( dans l’actuelle Algérie) .



22/03/2007 Histoire: L’insurrection des Bani Ganiya (I) (1185 -1222) 

Dans l’inventaire des insurrections qui ont suivi l’effondrement de l’Etat Almoravide au Nord, celle des Bani Ganiya occupe une place centrale et se distingue par l’importance de l’impact qu’elle a eu sur l’évolution ultérieure des Mourabitounes, aussi bien dans le temps que dans l’espace. Cette insurrection qui a éclaté aux îles des Baléares, demeurées autonomes après l’avènement des Almohades, doit son nom à ses instigateurs qui étaient les fils de Ishak ibnou Mohamed Ibn Ghaniya lequel se rattachait à une célèbre famille affiliée à un dignitaire almoravide dénommé Yahya Al Massouffi.



14/03/2007 La fin du Ribat (Vème partie) : Le déclin des Mourabitounes

Les traditions rapportent que la fondation par les Tajakanet de la mystérieuse cité de Tinigui a été l’une des conséquences du désastre subi par les Almoravides.D après Ibn Hamidoun (Moctar) «le quart de l’armée des Almoravides était constitué de la tribu des Tajakanet». Cette appellation a été déformée par les sources en employant le terme Tilikanet lequel évoque le nom du commandant almoravide Moudrik Attilkany appartenant à la tribu précitée. C’est du moins, ce qui semble résulter des indications apportées par Ahmed ibnou Khaled Annassiry dans son célèbre livre : Al Istiqsa fi Akhbar Al Ma Ghrib Al Aghssa.



07/03/2007 La fin du Ribat (IV eme partie) : Le déclin des Mourabitounes

Les Rois de Marrakech, issus de la lignée de Youssef ben Tachfine (1087- 1106) ont assez tôt, profité des dissensions, qui avaient conduit à l’éclatement de l’entité Almoravide du sud, pour désigner des gouverneurs pour gérer l’anarchie en gestation. C’est du moins ce qui résulte de l’examen d’une fatwa de l’illustre Averroès qui indique que des biens publics comprenaient les présents donnés à l’Emir des musulmans, Nasser Dine .



27/02/2007 La fin du Ribat (IIIéme partie) : le déclin des Mourabitounes par Hamahou Allah Ould Salem Professeur à l’Université de Nouakchott

Attakrouy, le Toucouleur?

Selon Ibnou Adhary, Abou Bakr avait deux fils. Le premier qui s’appelait Brahim et dont «la mère nous est inconnue, avait la peau noire». Il se peut que le surnom «Attakroury» lui a été attribué en raison de sa filiation maternelle. Dans ce sens, Léon l’Africain rapporte que les ancêtres des rois du Mali se sont convertis à l’Islam durant le règne de Abou Bakr Ibnou Amir que le chroniqueur considère, par erreur, comme étant l’oncle de Youssef Ibnou Tachfin, le roi du Maghrib.



20/02/2007 La fin du Ribat (IIeme partie) : Le déclin des Mourabitounes, par Hama hou Allah Ould Salem, Professeur à l’Université de Nouakchott.

Les circonstances de la chute du pouvoir unificateur des almoravides au Sahara, demeurent assez inconnues. A ce sujet, nous disposons, tout au plus, de certaines indications utiles. On sait que le conflit qui opposa Abu Bakr ibnou Amir à son Commandant Youssef autour de la royauté du Maghrib (actuel Maroc) a, finalement, débouché sur un partage de l’empire. Le premier se contenta de la partie Sud tandis que le second se proclama roi au Nord. 



11/02/2007 La fin du Ribat: Le déclin des Mourabitounes (1ere partie), Par Hamahou Allah 0uld Salem Professeur à l’Université de Nouakchott

Le concept du Ribat soulève une difficulté d’interprétation. Il est généralement admis que cette notion dont dérive l’appellation des Mourabitounes (Almoravides) en référence à une fortification qui aurait été édifiée au bord de la mer ou prés des confins du Sahara et à l’intérieur de laquelle ces moines du désert exerçaient des activités cultuelles et mystiques. Mais l’unique fondement d’une telle interprétation résulte du fait que la même expression a été employée par Ibnou Zar’e (m.1325) dans son récit relatif à la retraite que Ibnou Yacine effectua en compagnie d’un groupe d’adeptes prés du fleuve ou de l’océan.



01/02/2007 Réactions à la série Histoire «l’Origine des Maures »: Pour l’ouverture de l’histoire nationale

Nous savons qu’il est impossible d’écrire l’histoire sans prendre position par rapport aux problèmes politiques, sociaux et culturels, en raison de l’inévitable sélection subjective des faits qui doivent servir à la reconstruction du passé. Vers la fin des années quatre-vingt, les détenteurs du pouvoir politique à l’époque ont généreusement usé du «droit» à l’impossibilité de l’objectivité en ce domaine.  Ainsi, l’idéologie officielle de l’Etat a imposé une lecture partisane de notre passé national.  Selon cette vision, l’actuelle société mauritanienne, majoritairement arabe, descend des tribus arabes, venues essentiellement du Yemen et du mouvement  almoravide au XIème siècle et qu’elle préfigure l’Etat national contemporain ;




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